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Ximiti révolutionne le commerce de proximité avec sa supérette automatique et connectée

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Ximiti annonce l'ouverture début août 2018 d'une nouvelle boutique à Aubervilliers (93). Créé en 2014 par le groupe Neovendis, ce concept de supérette connectée entièrement automatisée répertorie plus de 600 références et permet d’effectuer ses courses 24h/24 et 7j/7.

Ximiti révolutionne le commerce de proximité avec sa supérette automatique et connectée
Ximiti révolutionne le commerce de proximité avec sa supérette automatique et connectée © Ximiti

Début août 2018, les habitants d'Aubervilliers pourront expérimenter de faire leurs courses avec Ximiti, comme c'est déjà le cas dans moins d'une dizaine de villes en France. Le Français Neovendis revient avec son concept de supérette sans caisse, connectée et 100% automatisée. Avec 600 références de produits frais, d’épicerie et non-alimentaire, ce magasin, aux allures de distributeur automatique, pourrait bien modifier l’usage du commerce de proximité.
 

Ici, caissières et vigiles ne sont pas présents, tout simplement car le client ne rentre pas physiquement dans la boutique mais effectue ses achats depuis une borne. Ce dernier peut donc faire ses courses de jour comme de nuit, ou même commander ce dont il a besoin, via une application et venir chercher ses courses douze heures après. Le Figaro rapporte les paroles de Lionel Hirsch, Directeur général et actionnaire de Neovendis, qui déclare que "80% des ventes sont réalisées entre 19 heures et 7 heures, avec des pics entre 22 et 23 heures", de quoi prouver que Ximiti répond à un manque de points de vente nocturnes.


Une offre 100% connectée

Lancé en 2014 par le groupe Neovendis, c’est seulement en 2017 que le Français a opté pour un développement du réseau en licence de marque, en commençant par un magasin indépendant à Grenoble. Ximiti pouvant contenir n’importe quel produit, le fonctionnement de la franchise permet ainsi de proposer une offre adaptée à l’emplacement et qui va varier selon si le magasin est placé dans un aéroport, une zone commerciale ou encore un lieu public.

Si la première supérette n’a pas pu voir le jour avant 2017, c’est en raison des technologies qu’elle contient. Bien que née dans les années 2000, la technologie Ximiti n’était pas suffisamment au point pour l’exploiter. Un fabricant belge de robots a alors travaillé avec Neovendis pour parvenir à un résultat performant et surtout 100% connecté. C’est ainsi que le robot 24RoboMart peut gérer des produits de différents formats. Mais ce n’est pas tout : un système hyperconnecté, conçu pour le franchisé, lui permet de suivre ses commandes, son stock et son chiffre d’affaires, tout cela en temps réel.


Commerçants indépendants, restaurateurs et un gérant de station-essence ont été séduits par le concept et se sont lancés dans l'achat d'une franchise Ximiti. Chaque espace est vendu 100 000 euros par Neovendis aux commerçants, qui doivent lui reverser une commission de 3% sur leur chiffre d’affaires, au titre de licence de la marque. Les franchisés sont libres de gérer eux-mêmes l’approvisionnement de leur boutique, qui ne nécessite d’ailleurs pas plus d’une heure d'entretien par jour. Pour l’heure, Le Figaro souligne que chaque Ximiti rapporterait, en moyenne, entre 3000 et 4000 euros net par mois, selon Neovendis. Le franchisé doit, en revanche, verser 7900 euros comme contrat de maintenance annuel.

 

Un concept adaptable

Alors que seulement 8 boutiques existent pour l’instant, Neovendis souhaite atteindre les 20 d’ici à 2019. L’avantage de ce marché est qu’il est très large et peut s’adapter à de nombreux lieux. C’est ce qu’a affirmé Lionel Hirsch au Figaro : "Notre coeur de cible reste le milieu urbain. Mais pourquoi pas s’implanter près des universités ou dans les bureaux ? Le coeur du succès reste l’emplacement". Ce fonctionnement de petits supermarchés connectés s’inscrit dans l’air du temps et répond à une demande de la part des consommateurs de pouvoir faire leurs courses à tout moment de la journée.

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