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[Fintech R.Evolution] Yeeld lance une application de micro-épargne en alternative au Livret A

A l’occasion de la Fintech R.Evolution, événement qui se déroulait à Station F le 9 avril 2019, la fintech Yeeld a présenté à L’Usine Digitale son application de micro-épargne. Ludique et gratuite, elle commence à gagner en notoriété grâce à un partenariat avec Amazon.
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Yeeld lance une application de micro-épargne en alternative au Livret A
[Fintech R.Evolution] Yeeld lance une application de micro-épargne en alternative au Livret A © Cashway

"Aujourd’hui, près de 11 millions de Français n’épargnent pas ou peu. En parallèle, les banques prélèvent près de 7 milliards d’euros de frais d’incidents bancaires par an, selon une étude de 60 Millions de Consommateurs. Il devient donc très difficile aux ménages de faire face à l’imprévu", constate Nagib Beydoun, co-fondateur de Yeeld.

 

Pour enrayer le processus, la fintech créée en 2017 propose une solution gratuite de micro-épargne permettant de mettre automatiquement de côté de petite sommes tout au long de l’année. Gamifié, simplifié "et rendu quasiment indolore, le produit a été conçu comme une alternative au Livret A dont il démonte tous les archaïsmes", souligne le responsable.

 

Trois dispositifs pour épargner automatiquement

S’appuyant sur des études de finance comportementale, la solution s’articule autour de trois dispositifs automatisés : l’arrondi des dépenses à l’euro supérieur, le dispositif "j’épargne puis j’oublie" qui permet de fixer un montant hebdomadaire à placer automatiquement de côté, et enfin, la "règle des 52", qui permet de mettre de côté un euro supplémentaire chaque semaine pour épargner 1 378 euros au bout des 52 semaines que compte l’année.

 

L’application permet également à l’utilisateur de compartimenter son épargne en créant diverses cagnottes pour chacun de ses projets. Il lui suffit d’entrer le budget visé (par exemple, le prix du téléphone que je souhaite acheter) et son horizon de temps (d’ici 3 mois). La plateforme calcule alors une somme à prélever épisodiquement pour remplir la cagnotte afin que l’objectif soit atteint dans les temps.

 

Un partenariat avec Amazon

Ensuite, l’argent mis de côté peut être dépensé de plusieurs façon. Soit directement, grâce à une Mastercard physique (à 9,90 euros) ou virtuelle (gratuite). Emise par la start-up et connectée au compte Yeeld de l’utilisateur, elles lui permettent de procéder à ses achats en magasin ou en ligne, ou encore d’effectuer des virements pour rembourser un tiers ou renflouer son compte courant.

 

Mais l’usager peut aussi dépenser son argent sur Amazon, avec lequel Yeeld a conclu un partenariat, et bénéficier d’un cash back de 4% sur ses achats. Concrètement, 100 euros du compte Yeeld se transforment en 104 euros une fois transférés sur le wallet Amazon. "C’est une forme de rendement instantané qui permet d’offrir à nos utilisateurs davantage de pouvoir d’achat", explique Nagib Beydoun. L’argent placé sur le wallet Amazon ne peut être ensuite débloqué, mais "l’éventail de produits est large chez Amazon. Les prix sont bas. Et l’utilisateur a également accès à toute la galaxie du géant américain (Monoprix, Bio C bon…) qui proposent des produits du quotidien", pointe le responsable.

 

Le partenariat avec Amazon - un contrat annuel reconductible - s’il ne rapporte rien à la start-up, lui a permis de gagner en visibilité. "Mais nous n’avons pas vocation à multiplier les partenariats, les gens viennent chez nous avant tout pour épargner", insiste Nagib Beydoun .

 

Des services gratuits pour ses utilisateurs

Afin de les y aider, la start-up, qui prévoyait, pour se rémunérer, une commission de 1,8% sur toutes les sorties d’argent (paiements par carte, retraits ou virements), a décidé de basculer en mode gratuit un mois après son lancement (excepté la Mastercard physique). Elle se rémunère désormais en ponctionnant 0,1% aux commerçants sur les transactions effectuées. "Nous avons écouté notre communauté et cela a contribué à notre succès", se félicite Nagib Beydoun. La solution lancée il y a un mois compte déjà 4 000 utilisateurs et en espère plus de 20 000 d’ici la fin de l’année. Après une première levée de fonds de 1,6 million d’euros à son lancement, la fintech entend collecter 5 millions d’euros pour accélérer son déploiement d’ici la fin de l’année.

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