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Yoobic, la plateforme de gestion des équipes hors site, lève 50 millions de dollars

Levée de fonds La start-up française Yoobic a annoncé une levée de fonds de 50 millions de dollars. Proposant une plateforme de gestion et de communication aux employés travaillant sur le terrain et en dehors des sièges, Yoobic espère développer son offre en utilisant l’intelligence artificielle, s’étendre en Amérique du Nord et embaucher 150 collaborateurs supplémentaires d’ici à 2022.
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Yoobic, la plateforme de gestion des équipes hors site, lève 50 millions de dollars
Yoobic, la plateforme de gestion des équipes hors site, lève 50 millions de dollars © Yoobic

Spécialisée dans la gestion de performance des équipes terrain, Yoobic a annoncé le jeudi 22 juillet la clôture d'un tour de table en série C de 50 millions de dollars (soit 42,3 millions d'euros). Ce financement a été mené par le fonds international Highland Europe, et les investisseurs historiques de la société, Felix Capital, Insight Partners et un family office conseillé par BNF Capital Limited. La jeune pousse a levé un total de 80 millions de dollars depuis sa création.
 

Favoriser la collaboration
Fondée en 2014 par les frères Haïat, Yoobic s'illustre dans le secteur des solutions à destination des salariés hors site. Depuis sa création la start-up fonctionne principalement dans les secteurs "du retail et de la restauration", indique Jean-Charles Lepetit, VP marketing pour Yoobic, à L'Usine Digitale. Boostée par la crise sanitaire, Yoobic a vu l'activité sur sa plateforme "augmenter de 200% sur les 12 derniers mois", dévoile le responsable. "En mars 2021 nous avons atteint un million d'actions sur la plateforme par l'ensemble des utilisateurs" ajoute-t-il. Le confinement a confirmé et accéléré le besoin de numérisation, de communication et de formation dans les organisations.

La start-up met ainsi à disposition de 300 clients à travers le monde, sur mobiles et tablettes, des outils de communication et de gestion des tâches favorisant la collaboration avec les salariés travaillant en dehors du siège. Parmi les clients de la start-up plusieurs grands noms tels que Lidl, Monoprix, Fnac-Darty, General Mills, Sanofi, Lacoste, ou encore Domino's Pizza.

Bien que la solution Yoobic se déploie sur plusieurs interfaces, c'est la version mobile qui semble intéresser les clients. "L'âge moyen de nos équipes est de 28 ans, elles passent en moyenne quatre heures par jour sur leur smartphone, nous devions donc concevoir des solutions adaptées à leurs attentes", explique Livio Tabbi, directeur de la distribution pour l'Europe de la marque The Kooples, comptant 330 magasins.

Une nouvelle offre basée sur l'IA
Avec ces nouveaux fonds, l'objectif désormais pour Yoobic est de "développer les algorithmes d'intelligence artificielle pour proposer une offre d'analyse prédictive et d'anticipation des tâches grâce à la donnée" explique Jean-Charles Lepetit. "Par exemple, dans le secteur du retail, il est important de pouvoir anticiper des actions en fonction des ventes et des données de stock. On proposera ainsi des actions à réaliser en analysant le comportement et les activités sur le lieu de travail", ajoute le responsable.


Si la start-up estime n'avoir aucun concurrent direct "proposant une offre similaire" à la sienne, la jeune pousse s'inquiète de l'intérêt des géants de la Tech pour ce marché. Estimé à 12 milliards de dollars, selon Yoobic, le marché des solutions digitales à destination des employés de terrain attire. "Les grands noms de la Tech américaine montrent de plus en plus d'intérêt pour ce qu'on appelle les "frontline workers", à savoir les salariés du terrain", explique Jean-Charles Lepetit.

Pour tirer son épingle du jeu, Yoobic prévoit notamment de recruter de nouveaux collaborateurs en passant de 200 salariés à 350 d'ici 2022. La start-up entend également investir davantage en recherche et développement et embaucher de nombreux développeurs et data scientists. Yoobic souhaite diversifier son offre, consolider sa position en Europe et se développer sur le marché américain. A terme, l'entreprise envisage de s'ouvrir à plus de secteurs notamment ceux de l'industrie et de la logistique "qui comptent beaucoup d'équipes sur le terrain", conclut Jean-Charles Lepetit.

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