YouTube ne joue plus avec les droits d’auteur

Les YouTubers rangent leurs claviers. La plateforme, filiale de Google, a décidé de changer sa politique en matière de droits d'auteur. A compter du 1er janvier 2014, seuls les contenus originaux permettront aux utilisateurs de gagner de l'argent. Les vidéos contenant des extraits de films, des musiques et des jeux vidéo seront systématiquement supprimées si elles ne sont pas justifiées. Elles ne rapporteront plus rien aux YouTubers qui n’en sont pas les auteurs. Face à ces mesures, la fronde s’organise sur Twitter.

Partager
YouTube ne joue plus avec les droits d’auteur

Depuis le 11 décembre, les YouTubers sont en colère. En cause, les nouvelles conditions de monétisation des vidéos mises en ligne sur la plateforme vidéo de Google qui ont provoqué la grogne des utilisateurs.

Désormais, pour toucher des revenus publicitaires sur ses vidéos, un YouTuber devra justifier avoir créé le contenu en question ou disposer de l'autorisation de l'utiliser à des fins commerciales.

Les "gamers" en première ligne

Dans le cadre de cette réforme, les gamers sont en première ligne. Ces YouTubers qui réalisent des émissions sur les jeux vidéo ou qui se filment en train de jouer pour aider les autres internautes sont massivement présents sur la plateforme et ils partagent des images de divers jeux sans reverser un sou aux sociétés éditrices. Le YouTuber vedette Fantasio974, n'hésite pas à provoquer et assure qu'il continuera.

Les chaînes spécialisées dans ce type de vidéos ont beaucoup de succès et à en croire les statistiques YouTube de l’année 2013, l’utilisateur le plus suivi sur le site de vidéo est un certain PewDiePie, joueur suédois qui compte plus de 16 millions d’abonnés.
La plupart des YouTubers passionnés de jeu vidéo ont passé des accords avec des sociétés chargées par les éditeurs de gérer leurs droits d’auteurs mais cela ne suffit plus.

Ces éditeurs de jeux qui disent "non"

Les critères réformés et applicables à la monétisation vidéo de YouTube remettent à plat tous les accords. Ce sont les auteurs et ayants droit qui récupéreront l’argent de leur travail. Les joueurs ne vont plus percevoir des revenus publicitaires en fonction du nombre de visionnages sur des vidéos dont les images ne leurs appartiennent pas. De plus, les éditeurs qui bénéficiaient jusqu’alors de publicité gratuite en seront privés.

Certains d’entre eux comme CapCom, ont rejoint la révolte. Ce dernier promet aux YouTubers de ne pas se plier aux nouvelles règles, les internautes pourront continuer à exploiter leurs contenus comme ils le faisaient avant les nouvelles règles. Néanmoins, YouTube se réserve le droit de supprimer les vidéos qui ne respectent pas leurs conditions de publication.

L’alternative Dailymotion ?

Alors que les dernières données publiées par l'institut Médiamétrie/NetRatings classaient YouTube loin devant Dailymotion, plusieurs tweets témoignent de la grogne des utilisateurs contre la plateforme de Google. Il pourraient envisager le français Dailymotion comme une alternative intéressante.

Dailymotion, de son côté, peut réaliser une belle opération puisqu'il ne change pas ses conditions d’utilisation et pourrai alors récupérer les mécontents dans son giron. L'occasion de se relancer ?

Wassinia Zirar

SUR LE MÊME SUJET

Sujets associés

NEWSLETTER L'Usine Digitale

Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.

Votre demande d’inscription a bien été prise en compte.

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes...

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes du : Groupe Moniteur Nanterre B 403 080 823, IPD Nanterre 490 727 633, Groupe Industrie Service Info (GISI) Nanterre 442 233 417. Cette société ou toutes sociétés du Groupe Infopro Digital pourront l'utiliser afin de vous proposer pour leur compte ou celui de leurs clients, des produits et/ou services utiles à vos activités professionnelles. Pour exercer vos droits, vous y opposer ou pour en savoir plus : Charte des données personnelles.

ARTICLES LES PLUS LUS