Actualité web & High tech sur Usine Digitale

Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

35 M€ pour l'OpenLab Paris, Digital InPulse, partenariat avec France Brevets... A Viva Tech, Huawei affirme son ancrage en France

Huawei expose pour la première fois au salon Viva Technology qui se tient du 16 au 18 mai 2019 à Paris. L'occasion pour l'entreprise chinoise de mettre en avant ses multiples initiatives pour s'ancrer dans l'écosystème français. Et de multiplier les annonces. Le point avec Minggang Zhang, directeur général adjoint de Huawei France.
mis à jour le 16 mai 2019 à 20H34
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

35 M€ pour l'OpenLab Paris, Digital InPulse, partenariat avec France Brevets... A Viva Tech, Huawei affirme son ancrage en France
35 M€ pour l'OpenLab Paris, Digital InPulse, partenariat avec France Brevets... A Viva Tech, Huawei affirme son ancrage en France

C’est une première pour Huawei. Après une année de turbulences, l’entreprise chinoise a choisi d’exposer à Viva Technology. Pour l’occasion, elle s’est même offert un stand de 390 mètres carrés au cœur du salon parisien, qui se tient du 16 au 18 mai 2019. Annonces de 4 nouveaux ouvrages pour son application StorySign, qui rend accessible l’apprentissage de la lecture aux enfants sourds, démonstration des performances de son denier flagship, le P30 Pro, présentation du smartphone pliable, le Mate X… Pendant 3 jours, elle y exposera son savoir-faire en matière d’innovation. Le tout sous forme d’ateliers.
 

Ancrer la marque dans l’écosystème français

Mais au-delà de ses prouesses technologiques, c’est surtout son ancrage au sein de l’écosystème français que Huawei souhaite mettre en avant à Viva Tech. Invité sur scène, Ken Hu, président de Huawei a annoncé un investissement de 35 millions d’euros sur 5 ans dans son OpenLab de Paris, ouvert en avril 2018. "C'est le meilleur moment pour l'innovation, a-t-il déclaré. En France, vous êtes leader en recherche fondamentale, avec tant de gens talentueux et un environnement favorable pour l'innovation. La France est bien placée pour devenir un pôle mondial de l'innovation. Huawei est ici depuis 17 ans et nous sommes très fiers de faire partie de cette ambition."


"C’est le point de ralliement. On n’a pas fait Viva Tech juste pour Huawei. Pour cette édition, on porte 32 start-up françaises", indique par ailleurs à L’Usine Digitale Minggang Zhang, directeur général adjoint de Huawei France. Parmi ces jeunes pousses, la moitié est en lice pour le concours Digital InPulse. Car Huawei profite aussi de l’événement pour lancer la 6e édition de son programme de soutien aux start-up de la French Tech, axé cette année sur le thème "Smart City/IoT". Avec une nouveauté : l’ouverture aux start-up parisiennes, en plus des autres villes historiques (Lille, Bordeaux, Lyon, Nice)


Pour le lancement du concours à Paris, seize start-up de la région viendront ainsi pitcher durant Viva Tech devant un jury composé, entre autres, d’experts de Huawei, bien sûr, mais aussi du Comité Richelieu – partenaire clé du programme –, ou encore de Business France… Deux d’entre elles seront sélectionnées. A la clé : une dotation de 20 000 à 40 000 euros pour les deux premiers lauréats de la région et une semaine d’immersion en Chine, à la rencontre de l’écosystème local, tant d’un point de vue financier, qu’industriel et commercial.

 

Digital InPulse, une spécificité française en phase avec la culture de Huawei

"Nous soutenons la démarche d'Emmanuel Macron et sa start-up nation", exprime Miggang Zhang. Pour Huawei, présent dans 170 pays, Digital InPulse est une spécificité française. "Notre responsabilité est de contribuer à la société. En France, on a choisi de faire Digital inPulse car c’est tout à fait en cohérence avec notre culture, notre histoire. Il y a 31 ans, Huawei était aussi une start-up créée par Ren Zhenfeig, avec 3000 dollars comme capital de départ, rappelle Minggang Zhang.


"On a su se développer et passer des caps. Aujourd’hui, on compte 180 000 salariés. On a dépassé l’an dernier 100 milliards de chiffres d’affaires en tant que leader dans le domaine ICT. (…) Et dans cette histoire des 31 ans de Huawei, on a racheté seulement deux entreprises. C’est une croissance organique", ajoute-t-il. Et si des partenariats peuvent aboutir, comme avec Histovery, Huawei reste fidèle à cette philosophie : pas question donc de prendre des parts dans les start-up de ce programme.

 

Sensibiliser les start-up françaises au marché chinois

La deuxième raison du programme ? "On est de nationalité chinoise et on est intégré dans l’écosystème français. Naturellement, on se destine comme un pont entre la France et la Chine. La France est un pays où il y a beaucoup de matière grise et qui est très fort en innovation… Or, il y a une migration du centre de l’innovation de l’Ouest vers l’Est. Toutes les start-up, tout l’environnement tech français connaissent très bien San Francisco, la Silicon Valley…", poursuit le DGA de Huawei France… Mais moins la Chine. "L’objectif est de porter ces start-up et d’ouvrir l’horizon sur le marché chinois", explique Minggang Zhang.


Car "ne pas porter un regard sur la Chine serait aussi idiot que si on ne s’intéressait pas à ce qui se passe aux Etats-Unis et même aujourd’hui presque plus encore. Les Etats-Unis ont la puissance industrielle, comme les grands Gafa, mais la Chine a pris de l’avance sur les technologies pures, comme l’IA, la 5G… qui sont des technologies de rupture", renchérit Jean-Pierre Gérault, Président du Comité Richelieu, dont le rôle est de promouvoir les entreprises innovantes dans les territoires et qui s’est créé à l’origine pour des compensations de marché entre les Etats-Unis et la France.


Le comité Richelieu, partenaire français historique de Huawei

Pour le Comité Richelieu, qui soutient le programme depuis la création en 2014, l’équation est simple : "Ce que fait aujourd’hui Huawei, c’est ce qu’on pourrait attendre d’un grand groupe français ou international : un rôle d’éducation, d’entrainement, de motricité… C’est assez symbolique dans le rôle de pédagogie d’un grand groupe vis-à-vis des petits et notamment des start-up", poursuit Jean-Pierre Gérault.


"Ce qui est différenciant dans ce programme, c’est qu’on est sur des enjeux de modernité et non des sujets propres à Huawei. On est plus sur des questionnements innovants. On est sur des territoires, notamment en province. Et puis on est l’international. Une entreprise innovante, par définition, son marché c’est le monde par définition", complète poursuit Jean-Pierre Gérault. Pour l’édition précédente, Minggang Zhang se félicite d’avoir permis – avec le soutien du Comité Richelieu aux 9 start-up up lauréates de faire 65 rendez-vous en une semaine.


Un partenariat avec France Brevets

Toujours dans une logique d’ancrage dans l’écosystème français, Huawei profite également de VivaTech pour annoncer son partenariat avec France Brevets sur la licence NFC. "La NFC ouvre des opportunités aux utilisateurs de terminaux mobiles, comme le partage d’éléments ou le paiement grâce au mobile… Et ce partenariat s’inscrit logiquement dans le thème de notre concours Digital InPulse "Smart city IoT", déclare Weilang Shi, directeur général de Huawei France.


"Pour moi, la contribution de tous les acteurs en faveur de la protection de la propriété intellectuelle est essentielle. C’est une étape importante dans la vie d’une start-up et nous souhaitons valoriser cette démarche", insiste Weilang Shi. Et de rappeler que sur la seule année 2018, Huawei a contribué à déposer 5405 brevets en Europe (source : World Intellectual Property Organization). "Notre pôle de R&D en France contribue au rayonnement de la Recherche française à l'international avec plus de 50 brevets déposés en France tous les ans."

 

S'affirmer sur le marché français

Enfin, et pour la première fois en France, Huawei tiendra le 17 mai la Huawei Developper Day, premier événement de la marque dédié aux concepteurs et créateurs en Europe. A cette occasion, Huawei lancera notamment sa plate-forme de distribution "HUAWEI Ability Gallery", qui permet aux partenaires et aux développeurs d’accéder à divers points de contact sur les appareils Huawei. Objectif : renforcer l'engagement des utilisateurs.

 

Autant d’initiatives sur lesquelles misent Huawei pour s’affirmer sur le marché français. Un pied de nez aussi sans soute à ses détracteurs et aux Etats-Unis : "L’image qu’on a auprès de nos clients, c’est une image d’une entreprise créative, de technologie, de qualité et d’exigence. (…). Après quasiment un an de turbulences aux Etats-Unis, au premier trimestre 2019, on a 37 % de croissance. C’est incroyable. Plus on tape, plus ça monte. Merci à Trump de nous faire de la publicité", ironise Minggang Zhang.

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

 
media
Suivez-nous Suivre l'Usine Digitale sur twitter Suivre l'Usine Digitale sur facebook Suivre l'Usine Digitale sur Linked In RSS Usine Digitale