Actualité web & High tech sur Usine Digitale

Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

4 Américains à Paris louent les vertus de l'écosystème numérique tricolore

Twitter Facebook Linkedin Google + Email
×

Dernière étape du voyage d'études et de prospection qui s'est déroulé du 12 au 17 décembre 2016 à Paris, le Demo Day réunissait quatre start-up new-yorkaises au Hub de Bpifrance Pour ses pépites d'outre-Atlantique, le marché français àades charmes insoupçonnés. 

4 Américains à Paris louent les vertus de l'écosystème numérique tricolore
Vous êtes bien à Paris à la BPI pour le demo day breakfast. © Christophe Bys

C’est un quator de start-up new-yorkaises qu’accueillait vendredi 16 décembre le Hub de Bpifrance à Paris. Cette rencontre s’inscrivant dans le cadre du programme du French American Digital Lab, venait clôturer un programme d’une semaine pour ces jeunes pousses grandies de l’autre côté de l’Atlantique. C’est le pendant du programme qui a déjà par deux fois permis à des entreprises innovantes françaises de prospecter le marché nord-américain. Il s’adresse dans les deux cas plus particulièrement aux entreprises travaillant dans le domaine culturel, ou, pour le dire autrement, dans les industries créatives. Ainsi en était-il des quatre start-up qui ont été sélectionnées par l’ambassade de France et ses partenaires, sur la base d’une batterie de critères dont la capacité à créer un modèle d’affaire pérenne, l’importance de l’innovation proposée…

 

Comme l’a rappelé  Mathieu Fournet, du service culturel de l’ambassade de France aux Etats-Unis, les start-ups ayant fait le voyage à Paris ont pu rencontrer plusieurs entreprises majeures de l’écosystème numérique parisien : Orange, Vivendi ou Havas… mais aussi au Cargo, un lieu d’innovation situé au Nord de Paris.

 

Le Brexit rend le Royaume-Uni moins sexy

Tim Pearce, le jeune COO de DreamAi, explique qu’il a fait le voyage parce que son entreprise cherche à se développer en Europe. Trois capitales sont en concurrence pour le moment : Paris, Londres et Berlin. Cette start-up propose des contenus produits en Afrique pour les enfants nord-américains. Les films et les chansons sont pour le moment sous-titrés en anglais, mais les fondateurs aimeraient développer une offre dans d’autres langues, parmi lesquelles le figure en bonne place.

 

Mais, pour lui, l’attrait de la France ne s’arrête pas : "Avec le Brexit, Londres nous semble beaucoup moins attractif aujourd’hui", explique Tim Pearce. Et quand on lui parle du niveau des charges et autres impôts qui, selon certains, hypothèquent l’attractivité de l’économie française, il balaie l’argument avec un sourire : "il existe beaucoup de réductions voire d’exemption d’impôts pour une entreprise comme la nôtre. Le gouvernement fournit de vraies aides pour l’installation en France." Séduit par l’offre du Cargo mais aussi par les start-up accompagnées par le 104Factory, il estime que la France pourrait être un bon lieu pour s’installer en Europe, même s’il lui a semblé plus difficile de travailler avec l’Eduction nationale française qu’avec les écoles aux Etats-Unis.

 

Des chercheurs courtisés

On retrouvait le même enthousiasme du côté de Michael Gold, le co-fondateur et CEO de Holojam. Cette jeune entreprise travaille pour que l’expérience de réalité virtuelle ne soit plus vécue individuellement mais à plusieurs : avec la solution développée, il est possible d’entrer en relation avec d’autres personnes dans un monde virtuel. Elle a choisi de se développer en priorité dans le monde des loisirs et de la culture même si les possibles déclinaisons sont nombreuses. A écouter Michael Gold, l’attrait de la technologie qu’il développe réside dans son coût relativement plus bas. Venir à Paris l’intéressait pour rencontrer les responsables de groupes comme Vivendi, Orange ou TF1 (qu’il prononce évidemment Ti F one) "pour leur présenter notre technologie et les convaincre de créer des contenus en l’utilisant", explique le CEO.

 

A l’occasion de sa venue, il a aussi eu "des contacts intéressants avec le monde de la recherche" et pas uniquement dans l’univers de la réalité virtuelle. Dans cette entreprise, il emploie "8 PHD level computer scientists".

 

Qui sont les deux autres autres start-ups ?
Deux autres start-up avaient fait le voyage : il s’agit d’Emerging market media, une agence de presse spécialisée sur les pays émergents et qui développe un outil d’intelligence artificielle pour identifier les sujets les plus à même d’intéresser les lecteurs. De son côté Bluecadet développe des solutions technologiques pour les musées et les institutions culturelles pour augmenter la visite d’un public plus jeune.

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

 
media
Suivez-nous Suivre l'Usine Digitale sur twitter Suivre l'Usine Digitale sur facebook Suivre l'Usine Digitale sur Linked In RSS Usine Digitale