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5 milliards d'euros pour transformer les start-up françaises en licornes

A l'occasion du France Digitale Day, Emmanuel Macron a annoncé que les investisseurs institutionnels français allaient engager 5 milliards d'euros dans les trois prochaines années afin de contribuer aux levées de fonds des start-up françaises rendues dans leurs derniers stades de financement. Objectif : au moins 25 licornes françaises en 2025.
mis à jour le 18 septembre 2019 à 11H36
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5 milliards d'euros pour transformer les start-up françaises en licornes
5 milliards d'euros pour transformer les start-up françaises en licornes © Twitter @cedric_o

Les investisseurs institutionnels français vont "engager dans les trois prochaines années 5 milliards d'euros dans les fonds français spécialisés sur la technologie". L'annonce a été faite par Emmanuel Macron, mardi 17 septembre 2019, à l'occasion du France Digitale Day, la conférence internationale de l'écosystème French Tech, qui se tient à Paris.

 

Dans le détail, deux milliards d'euros vont abonder les fonds de capital-risque dits "late stage" et trois milliards d'euros seront redirigés vers les fonds gérés par des gestionnaires d'actifs spécialisés dans l'investissement coté. Le but étant d'avoir suffisamment de fonds pour investir dans les start-up qui entrent dans leur dernier stade de financement, c'est-à-dire celles qui cherchent à lever entre 50 et 100 millions d'euros. "La bataille des capitaux est essentielle", a justifié le président de la République. "Si on veut gagner la bataille […] on doit réussir à lever plus vite, plus fort, plus de capitaux".

 

Avoir 25 licornes en 2025

L'objectif affiché est de faciliter l'éclosion de nouvelles licornes françaises et d'en avoir au moins 25 en 2025. Une ambition forte justifiée par les montants croissants levés par les start-up françaises : "2,8 milliards en 2017, 3,6 milliards en 2018 et plus de 5 milliards sans doute cette année", liste Emmanuel Macron. Surtout, le nombre de levées de plus de 50 millions d'euros se chiffrent à 11 en 2018 et 13 depuis début 2019, année qui a vu 4 nouvelles licornes faire leur entrée dans l'écosystème français (Meero, Ivalua, Kyriba et Doctolib).

 

Le gouvernement espère que les retombées économiques seront là. Si ces pépites françaises demandent des financements, c'est aussi pour créer des emplois. En France, les 40 start-up les plus prometteuses (listées dans le "Next 40" dévoilé mardi 18 septembre 2019 par le secrétaire d'Etat au Numérique, Cédric O) vont créer "au moins 7 000 emplois dans les prochains mois", estime Emmanuel Macron.

 

Le recrutement des talents et la formation

Ces financements français pourront toujours être "doublés avec des investisseurs étrangers", précise Emmanuel Macron qui se dit "ouvert aux investisseurs chinois et américains" mais ne veut pas "dépendre d'autres acteurs pour les grands choix technologiques que seront les nôtres". Car en créant ce fonds de 5 milliards d'euros, le gouvernement espère favoriser l'émergence de nouvelles technologies dans tous les secteurs. "La bataille qu'on est en train de mener […] est celle de souveraineté […]", a-t-il justifié. "Si on ne construit pas les champions dans tous les nouveaux segments […], nous ne serons plus souverains".

 

Pour faciliter l'émergence de ces licornes et la réussite des start-up françaises, le gouvernement met en avant un deuxième axe de développement sur le recrutement des talents et la formation. Emmanuel Macron a affirmé vouloir "consolider" le French Tech Visa, sans en dire plus. Le French Tech Visa est la possibilité offerte aux entreprises innovantes souhaitant recruter des talents étrangers de demander un visa simplifié. Plus récemment encore, le secrétaire d’État en charge du Numérique Cédric O a annoncé le lancement du French Tech Tremplin. Un programme, doté d'un fonds de 15 millions d'euros, qui vise à favoriser la diversité et attirer des talents issus tous les milieux sociaux.

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