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Actronika lève 1,2 million d’euros pour sa technologie simulant le toucher

La jeune société issue d’un laboratoire de l’université Pierre et Marie Curie veut accélérer son développement commercial et industriel. Sa technologie permettant de simuler la sensation du toucher a séduit le fonds d’amorçage de Seventure Partners, qui y a investi 1,2 million d’euros.

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Actronika lève 1,2 million d’euros pour sa technologie simulant le toucher
Actronika lève 1,2 million d’euros pour sa technologie simulant le toucher © Pandorine Box CC Flickr
Actronika en chiffres
Chiffre d’affaires : 500 000 euros prévus fin 2016
Effectif : 4 personnes
Montant de la levée : 1,2 million d’euros
Investisseurs : Seventure Partners
Secteur : électronique, logiciel


"Vous tenez un verre vide dans la main, vous regardez sur un écran d’ordinateur une bouteille d’eau le remplir et vous sentez dans votre main que votre verre se remplit… alors qu’il reste vide !", s’enthousiasme Isabelle de Crémoux, la présidente du directoire de Seventure partners. Le fonds d’investissement spécialisé dans l’innovation vient de participer au premier tour de financement de la société Actronika et de sa technologie permettant de simuler la sensation du toucher pour une somme de 1,2 million d’euros.

 

La technologie d’Actronika repose sur un logiciel alimenté par les algorithmes déterminant le sens du toucher, et des mini actionneurs vibrotactiles permettant de simuler la sensation physique. Elle est issue des travaux du Professeur Vincent Hayward, de l’université Pierre et Marie Curie à Paris. Pour lancer la société, Vincent Hayward s’est associé à Rafal Pijewski, membre du laboratoire de l’UPMC, et Gilles Meyer, serial entrepreneur.

 

Un premier contrat dans les dispositifs médicaux 

 

Les débouchés pour le système haptique d’Actronika sont nombreux. "Il y a un besoin du marché pour la sensation vibrotactile liée à la réalité virtuelle et à la réalité augmentée, assure Gilles Meyer. Très peu d’entreprises se sont lancées de manière perspicace dans ce domaine." Les mini actionneurs tactiles permettront d’enrichir les systèmes de réalité virtuelle en y ajoutant, en plus de la vision et de l’ouïe, le sens du toucher.

 

Le premier contrat commercial d’Actronica se situe dans le domaine des dispositifs médicaux, notamment pour enrichir les systèmes de chirurgie à distance. "Notre actionneur permet de donner un aspect très réaliste au retour de force, avec une réaction tactile proche du réel", explique Gilles Meyer. Mais d’autres secteurs peuvent être intéressés par la technologie. Actronika cible notamment l’automobile et l’aéronautique, pour fournir des systèmes d’alertes dans le cockpit, le pilotage de drones pour donner au pilote la sensation des trous d’air rencontré par l’engin, et l’industrie du jeu.

 

Lancer l’industrialisation

 

La levée de fonds va permettre à Actonika de continuer à développer des partenariats de développement avec des clients potentiels. Notamment à l’international, des entreprises étrangères ayant déjà marqué leur intérêt pour son système haptique.
La jeune société, créée en 2015, prévoit de recruter quatre personnes dans le courant de l’année, portant son effectif à huit salariés. L'industrialisation du produit sera une de ses priorités. "Nous avons dépassé le stade du prototypage, confie Gilles Meyer. Nous avons défini la chaîne de sous-traitance, sachant que pour des raisons de confidentialité, l’assemblage final se fera en France."

Arnaud Dumas

L’argument convaincant
Les sens de l’ouïe et de la vision ont déjà été largement investis par les sociétés innovantes (Occulus Rift, Google Glass, etc.). Actronika propose une technologie nouvelle qui pourra compléter tous les dispositifs de simulation, de réalité virtuelle ou augmentée.

 
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