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Airbnb va s’auto-réguler dans le centre de Paris en plafonnant ses locations

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Airbnb, le service de location en ligne, annonce qu'il va s'auto-réguler dans certains quartiers de Paris. Les loueurs dépassant 120 jours par an seront automatiquement bloqués. Une mesure pas forcément bien accueillie par les critiques de l'entreprise.

Airbnb va s’auto-réguler dans le centre de Paris en plafonnant ses locations
Airbnb va s’auto-réguler dans le centre de Paris en plafonnant ses locations © Emmanuelle Delsol

Le service de location entre particuliers Airbnb a annoncé, ce mardi 14 novembre, qu’il allait s’auto-réguler dans les quatre premiers arrondissements de Paris. Dès le 1er janvier 2018, les réservations dans ces quartiers seront plafonnées à 120 jours par an. Les loueurs contrevenants seront automatiquement bloqués par la plate-forme. Les hôteliers et les loueurs professionnels qui utilisent la plate-forme devront se signaler avec un formulaire spécifique pour échapper à cette mesure.

 

Ce n’est pas la première fois qu’Airbnb a recours a ce moyen. Il est déjà mis en place à Londres et à Amsterdam. "Nous savons que la limitation automatique du nombre de nuitées est un outil efficace, qui évite les abus et ce, sans aucun coût pour la collectivité", fait valoir dans un communiqué le directeur d’Airbnb France, Emmanuel Marill.

 

Une mesure déjà légale et ambigüe

La mesure est plus ambiguë qu’elle n’en a l’air. Comme le rappelle sur Twitter David Assouline, sénateur de Paris, les 120 jours sont un plafond légal qui ne vaut pas que dans les quatre premiers arrondissements mais dans toute la ville : "Mais la loi, par l’amendement que j’ai fait voter, c’est 120 nuitées dans tous les arrondissements. Merci de nous dire que vous n’allez la respecter qu’au centre de Paris…"

 

 

En apparence de bonne foi, le geste d’Airbnb pourrait davantage s’agir d’un signal envoyé à la Mairie de Paris pour la réinviter à la table des négociations. En février dernier, Emmanuel Marill, laissait déjà entendre dans Le Parisien qu’Airbnb pourrait dénoncer les hors-la-loi à la Ville de Paris si celle-ci se montrait plus accueillante : “La mairie de Paris dispose de 25 agents pour réaliser des contrôles. [...] Nous proposons ce dispositif pour cibler les contrôles. Nous pourrions transmettre à la mairie les contacts des hôtes qui louent plus de 120 nuits afin d'affiner les recherches de fraudes.”

 

Paris deuxième marché mondial d'Airbnb

Avec 65 000 logements proposés, Paris est le deuxième marché mondial d’Airbnb. La plate-forme y est régulièrement critiquée par les syndicats hôteliers pour concurrence déloyale tandis que certains élus de la ville dénoncent un phénomène de désertification du centre-ville. Airbnb défend de son côté un regain d’activité économique dans la capitale et une source de revenus supplémentaire pour les loueurs.

 

Alors que la durée moyenne de location à Paris est de 33 jours par an, certains élus militent pour abaisser encore ce plafonnement. Il a déjà été abaissé à 30 jours par an à New York, 60 jours à Amsterdam et 90 jours à Londres.

 

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