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Amazon, Google, Microsoft, Netflix... veulent leur format vidéo open source

Sept grandes entreprises – Mozilla, Google, Amazon, Intel, Netflix, Microsoft et Cisco – ont formé un consortium dans le but de développer un format de compression vidéo ouvert et libre de droit. L'enjeu ? Eviter pour elles d'avoir à payer des royalties prohibitives aux concepteurs des formats existants.

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Amazon, Google, Microsoft, Netflix... veulent leur format vidéo open source
Amazon, Google, Microsoft, Netflix... veulent leur format vidéo open source

Sept grandes entreprises technologiques ont fondé le premier septembre l'Alliance for Open Media, un consortium dédié à la création d'un format vidéo open source, interopérable, flexible et optimisé pour le web. Ces membres fondateurs sont Amazon, Cisco, Google, Intel, Microsoft, Mozilla et Netflix.

 

Les formats de compression, clé de voûte de la vidéo sur Internet

 

Le principal but de ce consortium est de concevoir un format vidéo sans royalties associées, par opposition aux formats propriétaires comme le MPEG-4, H.264 ou H.265. Ces normes de codage et décodage vidéo sont au coeur de nombreux services sur Internet, qu'il s'agisse de vidéo à la demande (Netflix, YouTube, Amazon Video) ou de streaming (Twitch, Skype, Webex), mais ils sont associés à des frais de licence parfois conséquents pour les brevets des nombreuses entreprises ayant participé à leur conception.

 

Jusqu'à présent, un seul consortium représentait ces détenteurs de brevets : MPEG LA. Pour s'assurer du succès de ces formats, notamment dans le cadre d'une utilisation sur Internet, il s'engage à ne pas demander de royalties sur la diffusion gratuite de contenu, se contentant de prélever ses droits sur les services commerciaux (comme Netflix) et sur les codecs (logiciel ou matériel d'encodage et décodage) en eux-mêmes.

 

La guerre des Alliances

Mais avec l'arrivée du H.265, qui permet la diffusion vidéo en résolution 4K en utilisant peu ou prou la même bande passante que de la vidéo en 1080p, un groupe supplémentaire s'est formé, la HEVC Alliance. Celle-ci réclame des royalties dans tous les cas, peu importe que le service soit commercial ou non, en plus des droits de licences déjà acquittés. Une situation financièrement intenable pour tous les services n'appartenant pas à de très grands groupes, et qui n'est pas non plus du goût des grands diffuseurs de contenu.

 

L'enjeu est de taille : si l'Alliance for Open Media parvient à ses fins – créer un format vidéo ouvert et libre de droit – les entreprises membres des consortiums MPEG LA et HEVC Alliance perdront une manne financière considérable... Mais il n'est pas dit qu'ils y parviendront. Microsoft et Google ont chacun déjà essayé de développer leur propre format par le passé, pour se voir opposer au final qu'ils enfreignaient des brevets d'autres entreprises.

Et si l'Alliance for Open Media échoue dans ses projets et que la HEVC Alliance reste intransigeante, la consommation de vidéo sur Internet telle que nous la connaissons pourrait être sérieusement remise en question.

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