Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

Amazon obtient le feu vert pour son projet de constellation de satellites dédiée à l'internet haut débit

Les autorités américaines ont autorisé Amazon à déployer et exploiter 3236 satellites qui viendront formés une constellation dédiée à l'internet haut débit. Baptisé Kuiper, ce projet a pour objectif de fournir une couverture internet au plus grand nombre de personnes. Il semble être une réponse au projet Starlink de SpaceX. Le lancement commercial du service est prévu pour juillet 2029.
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

Amazon obtient le feu vert pour son projet de constellation de satellites dédiée à l'internet haut débit
Amazon obtient le feu vert pour son projet de constellation de satellites dédiée à l'internet haut débit © Site du gouvernement britannique

Amazon a annoncé le 30 juillet avoir reçu l'autorisation de déployer et d'exploiter 3236 micro-satellites dans le cadre de sa future constellation dédiée à l'internet haut débit. La Federal Communications Commission (FCC), organisme fédéral chargé de régulation des télécommunications, a approuvé le projet Kuiper du géant américain à l'unanimité.

Déploiement fini en juillet 2029
D'après les estimations de la FCC, Amazon doit avoir fini de déployer la moitié des satellites de Kuiper d’ici 2026, et toute la constellation doit être en place d’ici le 30 juillet 2029.

Présentée au printemps 2019, cette future constellation avait fait l'objet d'une demande d'autorisation en juillet. L'objectif est de fournir un accès internet à haut débit depuis l'espace à des personnes privées de couverture internet à travers le monde. La future constellation fournira également "des solutions de backhaul pour les opérateurs de téléphonie mobile en étendant le service LTE et 5G à de nouvelles régions".

Ces méga-constellations représentent une nouvelle approche de la communication orbitale. Elles s'appuient sur de petits satellites en orbite terrestre basse (autre 350 et 1350 km d'altitude) plutôt que sur de gros satellites placés en orbite géostationnaire (environ 35 000 km d'altitude), ce qui réduit le temps de latence à environ 30 millisecondes contre les 600 millisecondes actuellement proposées. Etant plus proches de la Terre, ils orbitent néanmoins beaucoup plus vite, ce qui nécessite un nombre considérable de satellites pour garantir une couverture stable.

Une enveloppe de 10 milliards de dollars
"Un projet de cette ampleur nécessite des efforts et des ressources importantes (...)", a déclaré l'entreprise technologique dans une publication sur son blog, dans la foulée de l'annonce d'un bénéfice trimestriel record sur la période avril-juin. A ce titre, Amazon annonce un investissement de 10 milliards de dollars pour "créer des emplois et des infrastructures partout aux États-Unis, construire et étendre notre réseau terrestre, accélérer les essais et la fabrication de satellites, et fournir un terminal client abordable qui rendra le haut débit rapide et fiable accessible aux communautés du monde entier".

Dans le document d'approbation, la FCC évoque également la stratégie d'Amazon pour empêcher sa constellation de satellites de contribuer à la problématique des débris spatiaux. La société affirme qu'elle désorbitera les satellites dans les 355 jours suivant l'achèvement de leur mission au lieu de 25 ans comme le prévoit la norme de la National Aeronautics and Space Administration (Nasa). A noter que les systèmes de désorbitation ne sont pas encore au point.

Le partenaire d'Amazon pour les lancements spatiaux sera sans aucun doute Blue Origin, une autre entreprise fondée par Jeff Bezos et qui se spécialise dans la fabrication de fusées.

La course aux constellations de satellites, SpaceX en tête
Les méga-constellations de satellites de communication en orbite basse attisent toutes les convoitises. Très largement en tête de la course, SpaceX compte plus de 480 satellites en orbite pour sa constellation Starlink. L'entreprise américaine a de plus signé un accord de trois ans avec l'Armée de Terre des Etats-Unis. Elle compte mettre au total 42 000 satellites en orbite. Un projet qui inquiète entre autres à cause de la question des débris orbitaux, mais aussi de la pollution lumineuse qui risque de parasiter irrémédiablement les activités astronomiques terrestres.

Apple nourrit également des ambitions dans ce secteur. L'entreprise technologique désirerait fournir lui-même des services internet à ses utilisateurs sans avoir à passer par les opérateurs télécom, rapportait Bloomberg en décembre dernier. D’autres projets du genre existent aussi en Europe. L’opérateur français Eutelsat mène notamment un chantier avec Sigfox, visant à déployer une constellation de 25 nano-satellites à destination de l’IoT.

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

 
media