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Andrus Ansip, un vice-président européen du numérique venu du pays le plus connecté de l’Union

Le 10 septembre, Andrus Ansip est devenu vice-président au marché unique numérique de l'Union européenne. Son rôle de premier ministre du pays le plus numérique de la zone, l'Estonie, suffit à en faire un choix intéressant. Parmi les commissaires dont il aura la charge, l’Allemand Günther Oettinger passe de l’énergie à l’Economie Numérique, en remplacement de Neelie Kroes.
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Andrus Ansip, un vice-président européen du numérique venu du pays le plus connecté de l’Union
Andrus Ansip, vice-président au marché unique numérique de l'Union européenne depuis le 10 septembre 2014 © Baltic Development Forum - Flickr - CC

C’est un duo sans expérience numérique affichée qui prend le relai de Neelie Kroes dans la nouvelle Commision Européenne. Mais le choix de l’Estonien Andrus Ansip en tant que vice-président au marché unique numérique et de l’Allemand Günther Oettinger au Commissariat à l’Economie Numérique est sans doute la preuve que le sujet n’est plus réservé aux spécialistes, mais un véritable enjeu politique et économique pour l’Union.

L'Estonie, un pays ultra-connecté

Qui plus est, Andrus Ansip occupait depuis 2005 le poste de premier ministre de l’Estonie. Ce pays est sans contexte le plus adepte de numérique en Europe, et ce, depuis son adhésion à l’Union il y a dix ans. Sans informatique existante lors de sa sortie de l’URSS en 1990, il a pu très vite adopter les nouvelles technologies : des conseils des ministres "sans papier" retransmis en direct sur Internet, des citoyens qui utilisent leur mobile pour se déplacer dans les transports, payer, en tant que pièce d’identité, etc.

"C’est un réformateur, qui a une vision moderne des choses, ajoute Gilles Babinet, digital champion européen pour la France, qui ne connait pas personnellement les deux hommes mais s’est promptement renseigné auprès de ceux qui les ont côtoyés. Pour ce qui est de Günther Oettinger, je me demandais s’il serait dans la droite ligne de la CNIL allemande qui est très dure, avec des postures dures vis-à-vis de l’innovation. Mais ce n’est apparemment pas le cas."

Des projets relatifs à plusieurs commissariats

Dans la nouvelle organisation du président Juncker, Andrus Ansip se voit attribuer, comme ses homologues, plusieurs projets précis mais aussi la capacité de travailler avec tous les commissariats concernés par ceux-ci, et pas uniquement celui de l’économie et de la société numérique. Il s’adressera aussi aux commissariats à l’industrie, à l’emploi, à l’économie et aux affaires financières, à la justice, etc.

Dans son courrier de nomination, le Président de la Commission demande clairement à Andrus Ansip de briser les silos en matière de régulation télécoms, de gestion des fréquences ou de propriété intellectuelle et de protection des données. A propos de ces deux sujets Gilles Babinet se félicite que "les enjeux confiés à Vivian Reding (et non à Neelie Krœs, NDLR) soient rapatriés dans le commissariat au numérique."

Emmanuelle Delsol

 

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