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Apple poursuit une start-up qui aurait volé des informations sur ses puces

Vu ailleurs Apple a déposé un recours contre la start-up californienne Rivos, qu'elle accuse d'avoir volé des données commerciales relatives à ses puces. Pour mettre la main sur ces informations, Rivos aurait débauché une quarantaine d'employés.
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Apple poursuit une start-up qui aurait volé des informations sur ses puces
Apple poursuit une start-up qui aurait volé des informations sur ses puces © Apple

Les puces électroniques sont un secteur particulièrement concurrentiel, mais il y a des limites à ne pas dépasser. Apple vient de déposer un recours contre la start-up californienne Rivos, d'après Reuters. Elle affirme que cette jeune pousse a débauché 40 de ses anciens salariés au cours de l'année écoulée pour développer son propre system-on-a-chip (SoC), afin de concurrencer la M1 Ultra, et lui voler ses secrets de fabrication.
 

Des milliers de fichiers volés

D'après la firme à la pomme, au moins deux ingénieurs – Bhasi Kaithamana et Ricky Wen – auraient emporté avec eux "des milliers de fichiers avec des design de SoC et d'autres informations confidentielles". Plusieurs autres employés sont accusés d'avoir eu recours à des pratiques similaires. Ils auraient tenté de dissimuler les preuves de ce vol en "effaçant les données de leurs appareils Apple", détaille l'agence de presse. 

Rivos, qui se présente comme "une start-up en mode furtif" sur son site Internet, aurait ainsi mené "une campagne coordonnée" à partir de juin 2021 afin de cibler les personnes ayant accès "aux informations exclusives et commerciales d'Apple". L'entreprise américaine dit avoir envoyé une lettre à la start-up pour lui rappeler les obligations de confidentialité des anciens employés. Rivos n'y aurait jamais répondu. 
 

dommages et intérêts

Apple estime que ces secrets commerciaux pourraient être utilisés pour "accélérer considérablement" le développement de SoC concurrents. Il demande donc au tribunal du district nord de la Californie d'empêcher la jeune pousse d'utiliser ces données, d'ordonner aux anciens employés de rendre les documents confidentiels et de lui accorder un montant non divulgué de dommages et intérêts. 

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