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Après Check Point, Marius Nacht veut faire d’Israël un nouveau leader en santé numérique

Le co-fondateur de Check Point, Marius Nacht, a décidé de se désinvestir de son entreprise pour financer le fonds d’investissement aMoon et un réseau dédiés à la recherche et aux technologies de santé, 8400 Health Service.
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Après Check Point, Marius Nacht veut faire d’Israël un nouveau leader en santé numérique
Après Check Point, Marius Nacht veut faire d’Israël un nouveau leader en santé numérique

Depuis  deux ans, Marius Nacht se désengage de Check Point en vendant ses parts : 800 millions de dollars en 2016 et 560 millions en 2017. Des sommes colossales héritées du succès de ce fer de lance de la cybersécurité israélienne, qu’il a  fondé avec Gil Shwed en 1993, et valorisé aujourd’hui à plus de 16 milliards de dollars.

 

Un investissement de plus de 300 millions de dollars dans la MedTech

Très ému par le décès de son père des suites d’un cancer, Marius Nacht a voulu prendre un nouveau départ en utilisant à bon escient son succès dans le monde des affaires. Il s’est alors décidé à investir plus de 300 millions de dollars dans le Med-tech et en particulier dans un fonds d’investissement appelé aMoon, “créé pour investir dans des innovations révolutionnaires visant à accélérer le traitement des maladies mortelles et à faciliter les économies d’échelles sur les coûts de santé à l'échelle mondiale”.

 

Divisés en trois secteurs suivant les différentes étapes d’investissement, les fonds aMoon ont déjà perçu plus de 320 millions de dollars pour un portfolio de 18 entreprises. Pas question de faire de la philanthropie mais plutôt de doper un secteur prometteur qui peut changer la vie des gens. “Je souhaite la création d'un autre Teva ou d'un autre Check Point dans le domaine de la santé. Nous investissons dans des sociétés ayant le potentiel de devenir autosuffisantes”, précise Marius Nacht.
 

Son associé,  Yair Schindel, prédit un grand avenir au secteur : “Nous avons cinq fois plus de talent et de créativité dans le secteur de la santé que nous avons dans la cyber-sécurité”. A ce jour, les avancées israéliennes dans le domaine ne constituent que le sommet de  l’iceberg. Le potentiel est énorme et encore largement inexploité selon plusieurs experts qui soulignent tout de même une progression de 30% des investissements en 2017 pour un total de 340 millions de dollars.

 

Centralisation des données de santé

Conscient des possibilités de ce nouveau marché, l’Etat d’Israël a décidé de mettre en place un projet d’un milliard de shekels (292 millions de dollars) pour développer, au cours des cinq prochaines années, des services médicaux de technologies numériques personnalisés et préventifs. Les données médicales numériques de plus de 8 millions d’Israéliens, soit 98% de la population, seront notamment centralisés sur 20 ans. Des données utiles pour les services publics de santé mais aussi pour des entreprises comme Medial EarlySign, une entreprise aidée par aMoon et qui développe un moteur de soins prédictifs. La société s'appuie sur une infrastructure d'intelligence artificielle  basée sur le deep learning conçue pour détecter les signaux d'alerte précoce et les risques pour la santé dans les dossiers de santé électroniques de routine.

 

Ancien  de l’unité d’élite de la cybersécurité 8200, Marius Nacht a bénéficié d’un écosystème qui a fait le succès de Check-point grâce à la convergence des travaux universitaires, militaires et du secteur privé. L’entrepreneur veut désormais appliquer ces bonnes recettes  au secteur médical par la création du programme 8400  en mai 2017. Ce réseau rassemble les meilleurs cerveaux du domaine dans les secteurs public et privé ainsi que des investisseurs pour notamment supprimer les obstacles réglementaires, définir les programmes d’investissement les plus utiles et aider les start-ups à combler l’énorme déficit de financement auquel elles sont confrontées lors du développement de leurs technologies.

 

La révolution medtech qu’il espère porte sur des robots opérant dans les pays en voie de développement, des pilules personnalisées imprimées  en 3D et des traitements axés sur le laser.

 

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