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Après l'Australie, la Nouvelle-Zélande souhaite des accords entre les médias et les géants américains

La Nouvelle-Zélande a appelé Facebook et Google à conclure des contrats avec les médias nationaux pour la reprise en ligne de leurs contenus. Pour l'instant, elle ne souhaite pas imposer une réglementation stricte voulant éviter la situation australienne qui a provoqué de vives tensions entre les entreprises américaines et Canberra.
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Après l'Australie, la Nouvelle-Zélande souhaite des accords entre les médias et les géants américains
Après l'Australie, la Nouvelle-Zélande souhaite des accords entre les médias et les géants américains © AbsolutVision-Unsplash

La Nouvelle-Zélande souhaite s'inspirer du "code de conduite" australien qui oblige Facebook et Google, en tant qu'agrégateur d'information, à rémunérer les médias pour la reprise de leurs articles en ligne. L'objectif est de sauver la presse néo-zélandaise qui se porte très mal. 

Favoriser la dialogue
Mais le ministre en charge des médias, Kris Faafoi, ne veut pas se retrouver dans la même situation que Canberra qui a dû faire face aux critiques des entreprises visées par sa législation. Le haut fonctionnaire préfère privilégier la voie du dialogue et demande donc à Facebook et Google de lancer des discussions avec les médias nationaux pour conclure des accords. 

Mais Kris Faafoi n'exclut pas un texte contraignant si les firmes américaines refusent de négocier. Car il est devenu indispensable de soutenir ce secteur, a-t-il expliqué à RFI, et "à apporter les changements nécessaires pour le rendre plus fort et plus durable à l'avenir". 

Ne pas reproduire la situation australienne
Pour rappel, Facebook a suspendu pendant plusieurs jours la possibilité de partager des actualités en Australie sur son réseau social afin de manifester son mécontentement. Ce qui n'a pas pour pourtant fait reculer le gouvernement. De son côté, Google avait menacé de suspendre son moteur de recherche, qui représente 95% des parts de marché en Australie. Mais, cette menace n'a finalement pas été mise en exécution. 

Après plusieurs semaines, les tensions se sont apaisées. Facebook a même annoncé qu'il allait injecté un milliard de dollars dans l'industrie de l'information. En pratique, cette somme va servir à rémunérer les éditeurs de presse pour la reprise de leurs contenus via Facebook News, une plateforme de gestion des contenus journalistiques.

L'Europe, pionnière dans la rémunération des médias
L'Union européenne a été pionnière en la matière en adoptant dès mars 2019 un "droit voisin" au droit d'auteur obligeant les moteurs de recherche et les agrégateurs d'information à rémunérer les médias pour la reprise de leurs contenus. En application de cette législation, les médias français et Google ont signé des contrats.

Mais l'autorité de la concurrence a récemment déclaré qu'elle n'était pas convaincue par ces négociations. Elle estime que Google n'a pas respecté le délai de trois mois fixé pour entamer les négociations et n'a pas fourni l'ensemble des données aux éditeurs.  

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