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Après l'Europe et l'Inde, Google accusé d'abus de position dominante en Russie

Le régulateur russe a reconnu Google coupable d’abus de position dominante. Un nouveau revers pour le moteur de recherche déjà sous le coup de sanctions en Europe et en Inde où il risque de payer de lourdes amendes.
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Après l'Europe et l'Inde, Google accusé d'abus de position dominante en Russie
Après l'Europe et l'Inde, Google accusé d'abus de position dominante en Russie © Pixabay - Image libre de droits https://pixabay.com/en/google-www-online-search-search-485611/

L’étau se resserre autour de Google. Après la Commission européenne et l’Inde, c'est la Russie qui a mis en question ses pratiques concurrentielles. Et le régulateur russe a jugé Google coupable. La firme de Mountain View est accusée d’imposer son moteur de recherche aux utilisateurs russes de son système d’exploitation Android, notamment à travers l’installation par défaut des applications Google, a annoncé ce lundi 14 septembre l’autorité russe de régulation anti-monopole. En février, le moteur de recherche russe Yandex avait saisi le régulateur de l'affaire. Le “Google russe” est utilisé par quatre internautes sur cinq en Russie, bien devant Google, mais la grande majorité des smartphones y fonctionnent sous Android. De son côté, le géant californien n’a pas encore reçu la décision de l'autorité russe, a déclaré son porte-parole. Le régulateur a, lui, annoncé se donner dix jours ouvrables pour rédiger le courrier intimant à Google de se mettre en conformité avec les lois anti-concurrentielles russes.

 

Sanction européenne

 

L’affaire semble déjà profiter à Yandex, dont le titre a gagné près de 7% lundi dans les échanges à la Bourse de New York. Pour Google, elle pourrait être anecdotique si elle ne s’ajoutait pas à la liste des poursuites dont la firme de Mountain View fait l’objet. L'entreprise californienne est en effet déjà dans le viseur de la Commission européenne. Accusé de favoriser son propre outil de comparaison des prix dans les résultats de recherche, Google risque une amende allant jusqu’à 10% de ses revenus, soit environ 6,6 milliards de dollars (5,8 milliards d’euros). L’enjeu est de taille pour la moteur de recherche qui occupe plus de 90% du marché dans la plupart des pays de l’Espace économique européen (EEE).

 

Déni

 

Google est également sous le coup d’une enquête du régulateur indien, qui pourrait lui imposer une amende du même montant. Mais dans la Silicon Valley, le moteur de recherche, qui jouit d'une aura inébranlable, ne semble pas inquiété. Et nie. “Améliorer la qualité n'est pas une pratique anti-concurrentielle”, répondait fin août le géant californien à la Commission européenne dans un post de blog.

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