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Aryballe Technologies lève 3,1 millions d’euros pour industrialiser son nez électronique universel

Levée de fonds La start-up grenobloise Aryballe Technologies procède à sa première levée de fonds d’un montant de 3,1 millions d’euros. De quoi industrialiser sa technologie unique de nez électronique universel. 
mis à jour le 17 novembre 2016 à 18H31
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Aryballe Technologies lève 3,1 millions d’euros pour industrialiser son nez électronique universel
Aryballe Technologies lève 3,1 millions d’euros pour industrialiser son nez électronique universel

Aryballe Technologies franchit un cap. La start-up grenobloise, qui développe une technologie unique de nez olfactif universel, vient de procéder à sa première levée de fonds d’un montant initial de 2,6 millions d'euros. Parmi les investisseurs figurent le CEA Investissement et Innovacom. L'arrivée du groupe japonais Asahi Kasei complète le tour de table, portant le montant total levé à 3,1 millions d'euros. Cette opération lui donne les moyens d’industrialiser et commercialiser sa technologie dès début 2017.

 

Technologie née au labo mixte CEA-CNRS

Fondée en 2014, Aryballe Technologies s’appuie sur un procédé novateur de détection d’odeurs issu de l’Institut de nanosciences et cryogénie (INAC), labo mixte CEA – CNRS, et couvert par un brevet déposé en 2012. "Notre technologie offre d’avantage d’un nez olfactif universel, vante Tristan Rousselle, CEO-cofondateur. Elle peut détecter toutes les odeurs chimiques, alors que les nez électroniques actuels ne détectent qu’une odeur par gaz."

 

Les nez électroniques existent depuis 20 ans. Ils fonctionnent avec des capteurs biochimiques dont l’exposition à un gaz modifie le comportement électrique. S’ils ont l’avantage de la miniaturisation en technologie Mems, ils se limitent à 6 ou 7 gaz différents, selon Tristan Rousselle.

 

Imiter le nez humain

Le nez olfactif NeOse d’Aryballe Technologies imite le nez humain en combinant biochimie et optique. Au cœur de ce terminal, qui tient dans la main, se trouve un prisme optique tapissé de nanocapteurs biochimiques. Une fois aspirées par le ventilateur intégré, les molécules se fixent sur les nanocapteurs, modifiant la diffraction de la lumière par le prisme. Une photo est alors saisie. Elle constitue la signature visuelle de l’odeur à détecter. L’odeur est enfin identifiée en comparant sa signature à une base d’informations établie par apprentissage chez Aryballe Technologies.

 

La solution associe donc un terminal de poche à un service de traitement d’information dans le cloud. La transmission de l'information vers la plateforme d'Aryballe Technologies s'effectue via les technologies Bluetooth et GPRS d'un téléphone mobile. Le dispositif combine aujourd’hui 50 nanocapteurs biochimiques et la base comporte 150 signatures. "Nous travaillons sur la sensibilité du nez et la spécificité des odeurs en augmentant le nombre de capteurs, confie Tristan Rousselle. Pour atteindre la capacité du nez humain, il faut monter à 350 nanocapteurs. Nous enrichissons et améliorons aussi notre base grâce aux 200 informations recueillies par jour de la dizaine de produits en test sur le terrain. A terme, nous pourrons détecter des milliers d’odeurs différentes."

 

Objectif: quelques milliers de produits vendus en 2017

Les applications potentielles se situent dans le médical (donner l’information d’odeur aux personnes atteinte de trouble de l'odorat), dans l’agro-alimentaire (contrôle-qualité), l’environnement (contrôle de pollution) ou encore l’électroménager (intégration dans le frigo pour détection de la péremption des aliments à partir des odeurs).

 

Aryballe Technologies table sur la vente de quelques milliers d’exemplaires en 2017. La société, qui compte aujourd’hui 12 personnes, prévoit un chiffre d’affaires de quelques millions d’euros en 2018 et un effectif de 15 à 20 personnes la même année. Le marché potentiel est estimé par Tristan Rousselle à quelques dizaines de millions d’euros.

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