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Atol lance une gamme de lunettes géolocalisables par le smartphone

La chaîne d'opticiens Atol a dévoilé ce mercredi 24 septembre sa première paire de lunettes connectées. Un produit "made in France", fabriqué dans le Jura et développé en Bretagne pour la partie électronique. Loin des Google Glass et de l'affichage d'informations en réalité augmentée, cette monture baptisée Téou permet, comme son nom l'indique, de retrouver ses lunettes grâce à son smartphone et vice-versa. Un premier pas dans le numérique pour Atol qui compte développer de nouveaux produits technologiques pour les clients de ses 800 magasins français et pourquoi pas à l'étranger…
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Atol lance une gamme de lunettes géolocalisables par le smartphone
Atol lance une gamme de lunettes géolocalisables par le smartphone © Atol

Atol fait son premier pas dans le numérique. La chaîne coopérative française d'opticiens qui compte près de 800 magasins a annoncé ce mercredi 24 septembre le lancement avant la fin de l'année d'une nouvelle gamme de lunettes connectées.

Lunettes pour étourdis connectés

Contrairement aux Google Glass et à l'Oculus Rift, il n'est pas question ici de réalité augmentée ou virtuelle mais d'une monture géolocalisable grâce à son smartphone. Cette gamme baptisée "Téou" sera associée à une application Andoid et iOS du même nom. Une fois synchronisée avec le téléphone, l'appli permettra à un utilisateur de savoir où se trouvent ses lunettes - à longue distance grâce à une puce GPS indiquant leur emplacement sur Google Maps et à partir de 15 mètres grâce à un signal bluetooth sur le principe du jeu "tu chauffes/tu refroidis". En dernier recours, il est possible de faire sonner les lunettes ou de déclencher l'allumage de diodes électroluminescentes. A l'inverse, un bouton placé sur les lunettes permet de faire sonner son téléphone pour pouvoir le retrouver.

"Nous ne sommes pas des concurrents des Google Glass"

Si cet usage peut paraître limité et bien moins ambitieux en comparaison de ceux que souhaitent satisfaire les géants mondiaux de l'électronique, Atol explique répondre à un besoin exprimé par ses clients. Ce produit se destine par exemple à un public de "jeunes" presbytes portant ses lunettes de manière très occasionnelle, pour la lecture notamment, et donc plus susceptible de les égarer que des personnes atteintes d'une sévère myopie.

Un produit "made in France" de son développement à sa production

Atol mise également sur le "made in France" pour séduire ses clients. A l'origine simple distributeur, la coopérative fabrique également des lunettes depuis 10 ans et 75% de ses ventes seraient ainsi constituées de produits fabriqués dans l'Hexagone. C'est d'ailleurs au moment de cette relocalisation que l'entreprise a commencé à réfléchir à ce projet. "Il y encore quelques années, nous étions toujours confronté à certains défis technologiques concernant l'autonomie, la miniaturisation et le coût des composants, indique Philippe Peyrard, mais aujourd'hui ce n'est plus un problème". Pour un prix limité à moins de 200 euros (dans la moyenne des prix du catalogue d'Atol), ce produit associe ainsi GPS et bluetooth avec une recharge par induction, en posant simplement les lunettes dans leur étui, le tout pour une autonomie de 72 heures en veille.

Du développement produit, en faisant appel aux compétences du pôle technologique en télécommunications situé autour de Lannion (Côtes-d'Armor), à la fabrication dans les usines de la vallée de Morez (Jura), la gamme Téou se veut ainsi un exemple du savoir-faire français à la croisée des chemins entre l'optique et les nouvelles technologies. "Ces modèles seront les premiers d'une longue série avec 4 ou 5 autres modèles à venir au cours des 18 prochains mois", indique le patron d'Atol qui reste mystérieux sur les usages des prochains modèles. La coopérative n'exclut pas d'exporter un jour ses lunettes connectées, pour le moment uniquement destinées au marché français, et pourquoi pas sur les terres de Google de l'autre côté de l'Atlantique...

Julien Bonnet

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