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Atos s'offre Digital.Security pour muscler ses capacités dans la sécurité de l'IoT

Spécialisé dans la sécurité de l'Internet des Objets, Digital.Security va compléter les services de cybersécurité d'Atos grâce à l'arrivée de ses 260 consultants et experts. Cette ancienne filiale d'Econocom se positionne également comme le premier CERT européen dédié à l'écosystème des objets connectés.
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Atos s'offre Digital.Security pour muscler ses capacités dans la sécurité de l'IoT
Atos s'offre Digital.Security pour muscler ses capacités dans la sécurité de l'IoT © Atos

Digital.Security, entreprise spécialisée dans la sécurité de l'IoT, entre dans le giron d'Atos pour un montant non divulgué. Ses 260 consultants vont venir renforcer la business unit dédiée à la cybersécurité de l'entreprise française de services numériques.

Jean-Claude Tapia, directeur de Digital.Security, prendra la tête de cette entité dont l'effectif va plus que doubler, pour passer de 150 à plus de 400 experts et consultants.

Créé il y a 5 ans, Digital.Security était une filiale du groupe franco-belge Econocom. "Elle résulte d'une rencontre entre des experts et des consultations dans le secteur de la sécurité", raconte Jean-Claude Tapia auprès de L'Usine Digitale. La société, dont le siège est situé à Paris, affiche un chiffre d'affaires de 30 millions d'euros.

Premier CERT dédié à l'IoT
Digital.Security possède des activités d'audit et de conseil et d'intégration. L'entreprise se positionne également comme le premier CERT (centre de réponse aux attaques informatiques) européen dédié à la sécurité des objets connectés.

"La particularité dans ce domaine c'est que la prise de contrôle d'un objet connecté peut avoir de graves impacts sur l'intégrité d'une personne. C'est une vraie problématique à laquelle les entreprises commencent à s'intéresser car il y a des questions de responsabilité ", déclare le directeur de Digital.Security. 

Grâce à un lab, l'entreprise mène des investigations numériques et tous types d’expériences sur les objets connectés pour en détecter les moindres failles. "Nous évaluons entre 50 et 100 objets connectés par an. La plupart d'entre eux ont des failles de sécurité. Rien de bien étonnant quand on sait que c'est logique économique qui prime lors de leur développement", précise Jean-Claude Tapia.

Créer un acteur de référence à l'échelle internationale
Avec cette acquisition, Atos complète ses services en matière de sécurité informatique. "Il y a une forme de complémentarité : ils ont des SOC (Security Operations Center), nous avons un CERT; ils sont présents dans la défense et les administrations, nous dans les secteurs bancaires et industriels…", analyse Jean-Claude Tapia. L'objectif est de participer à la création d'un acteur de référence à l'échelle internationale, poursuit-il.

Digital.Security reste une structure juridique à part entière et conserve donc une certaine indépendance, en particulier vis-à-vis des solutions commercialisées par Atos. "Certains de nos partenaires ont des solutions concurrentes, déclare Jean-Claude Tapia. Nous n'intégrerons les solutions proposées par Atos que si nous estimons qu'elles sont réellement intéressantes. Nous n'avons aucune obligation."

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