Attention, ce circuit électronique s'autodétruira dans 5, 4, 3 ...

L’Agence américaine qui pilote la recherche sur la défense (la Darpa) met en place un programme pour développer des capteurs, des composants numériques, des systèmes de télécommunications… qui n’auront qu’une durée de vie limitée : ils s’autodétruiront après un temps programmé. Une manière de respecter l’environnement… et surtout d’éviter que des technologies sensibles tombent aux mains de l’ennemi.

Partager
Attention, ce circuit électronique s'autodétruira dans 5, 4, 3 ...

Transitoire ? Éphémère ? Fugace ? On a le choix pour traduire ce que l’Agence américaine Darpa appelle "transient electronics". Autrement dit, des dispositifs électroniques qui, en plus de réaliser parfaitement leur fonction - capter, traiter ou transmettre des informations - se détruisent tout seul après un certain temps. Quand ils ne sont plus utiles, ou bien quand ils risquent de tomber entre des mains hostiles.

Les perspectives d’utilisation sont larges, depuis le réseau de capteurs, mis en place pour une durée limitée et qui se décomposent naturellement dans l’environnement, jusqu’à des dispositifs médicaux implantables dans le corps et qui pourraient s’y dissoudre après usage.

Concours d’idées

Le vendredi 14 février prochain, la Darpa organise un "Proposer’s day", une journée au cours de laquelle des chercheurs seront invités à proposer des idées et des projets pour mettre au point cette électronique éphémère. Le programme VAPR (Vanishing Programmable Ressources), suppose de lancer des recherches dans tous les domaines, depuis les matériaux de base jusqu’à la conception des systèmes. Car les premiers développements sur une électronique qui s’autodétruit ont porté sur l’utilisation de polymères plus ou moins d’origine biologique, dont les performances électroniques sont très faibles, souligne la Darpa.

Les chercheurs vont donc devoir faire preuve d’imagination. IBM a déjà répondu à l’appel, en signant un contrat pour étudier un système de destruction des circuits électroniques par envoi d’un signal radio. L’idée est de réduire en poudre le substrat en verre, en déclenchant à distance sa destruction grâce à une sorte de fusible ou de mince couche métallique.

Thierry Lucas

Sujets associés

NEWSLETTER L'Usine Digitale

Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.

Votre demande d’inscription a bien été prise en compte.

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes...

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes du : Groupe Moniteur Nanterre B 403 080 823, IPD Nanterre 490 727 633, Groupe Industrie Service Info (GISI) Nanterre 442 233 417. Cette société ou toutes sociétés du Groupe Infopro Digital pourront l'utiliser afin de vous proposer pour leur compte ou celui de leurs clients, des produits et/ou services utiles à vos activités professionnelles. Pour exercer vos droits, vous y opposer ou pour en savoir plus : Charte des données personnelles.

ARTICLES LES PLUS LUS