Actualité web & High tech sur Usine Digitale

Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

Avec Motion Gestures, commander par le geste devient simple... comme un coup de fil

Après le clavier, la souris et la voix, le geste va-t-il devenir l'interface préféré pour interagir notamment avec les objets connectés ? C'est le pari de la start-up canadienne, Motion Gestures. Nous avons rencontré son PDG lors d'un passage à Paris. Il nous a révélé ses ambitions et son projet. 

Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

Avec Motion Gestures, commander par le geste devient simple... comme un coup de fil
Avec Motion Gestures, commander par le geste devient simple... comme un coup de fil © Motion Gesture

La start-up Motion Gestures veut donner aux entreprises un outil pour intégrer facilement des interfaces via le geste. De passage à Paris, son PDG et fondateur, Kashif Kahn, a annoncé l’ouverture prochaine d’un bureau dans la capitale française. Ce sera son sixième bureau pour la start-up déjà présente à Waterloo au Canada où elle est installée, Palo Alto, Berlin, Tokyo et Beijiing.

L’ambition est de fournir aux industriels de tous les secteurs ou presque un moyen simple de créer une interface gestuelle. La promesse de l’entreprise : quelques minutes suffisent. Et la démonstration est plutôt éloquente. Un mouvement dans l’espace est capté par la caméra, puis précisé (la forme et la direction). Une fois les coordonnées enregistrées, le résultat est traité par l’ordinateur qui s’entraîne automatiquement…. et le tour est joué ou presque.

Pour aller aussi vite, la solution développée sur la plateforme ne nécessite pas l’importation de datas externes. En outre, "pour intégrer un geste, il n’est pas nécessaire de savoir coder", poursuit Kashif Kahn. Tout se fait automatiquement ou presque.

 

Une plateforme multi-gestes, multi objets

Ainsi, le PDG s’enorgueillit d’être le seul à proposer sur le marché une plateforme qui comprenne aussi bien les mouvements en deux qu’en trois dimensions, qu’il s’agisse d’une lettre ou d’un symbole, ou d’une forme géométrique… et le résultat peut être intégré aussi bien sur la puce électronique la moins chère que dans un équipement existant ou sur une plateforme. Dit autrement, Motion Gestures propose ni plus ni moins d’industrialiser la création d’une interface via le geste. Pour cela, la solution utilise une caméra de type TOF (time of flight) qui présente l’avantage de "voir" le mouvement même si la luminosité est très faible et qui est capable de "capter" la profondeur, ce qui est très utile pour les mouvements en 3D.

 

 

Les débouchés sont innombrables, même si assure Kashif Kahn, "les gestes ne remplaceront pas le clavier, la souris ou la voix. Le geste est adapté à certains contextes, par exemple, quand vous êtes déjà en train de parler". Selon le PDG, les industriels de nombreux secteurs sont intéressés par cette nouvelle interface. Par exemple, certains sous-traitants de rang 1 de l’automobile allemande seraient déjà en négociation très avancée pour intégrer cet outil. Les fabricants d’objets connectés, de téléphone mobile, de robots, de jeux vidéos ou encore les professionnels de la réalité virtuelle ou du secteur médical (healthcare) ou encore les fabricants de cartes à puce… peuvent être potentiellement intéressés.

 

Deux ans de R&D et 1,65 million de dollars levés

Toutefois, une fois cette opération réalisée, il faut encore intégrée la reconnaissance du geste au système global de l’objet en question. Evidemment, le temps nécessaire pour une mise sur le marché sera beaucoup plus court pour un "wearable" (de l’ordre de six mois) que pour l’industrie automobile (cela peut prendre plusieurs années).

Pour mettre au point cette plateforme, les équipes de R &D de Motion Gesture ont travaillé durant près de deux ans, sans sortir de produits. La société a levé 1,65 million de dollars auprès de fonds canadiens, états-uniens, chinois et coréens. Son ambition est que le geste devienne une interface de masse. Son modèle économique repose sur le paiement d’une licence chaque fois que l’interface est installée sur un produit. Même si le tarif est décroissant à mesure que l’échelle augmente, plus on fera un geste de la main pour couper la radio dans sa voiture, plus l’entreprise augmentera ses recettes.
 

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

 
media
Suivez-nous Suivre l'Usine Digitale sur twitter Suivre l'Usine Digitale sur facebook Suivre l'Usine Digitale sur Linked In RSS Usine Digitale