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Baidu, un géant chinois qui cherche des espaces de liberté hors de son pays

Vu ailleurs A la suite d’une visite du siège de Baidu au nord de Pékin, Le Temps raconte comment un des géants chinois du numérique continue son expansion. En jouant l’innovation et en trouvant des espaces de liberté hors de ses frontières.

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Baidu, un géant chinois qui cherche des espaces de liberté hors de son pays
Baidu, un géant chinois qui cherche des espaces de liberté hors de son pays © Simone Brunozzi - CC-BY-SA-2.0

Ce n’est plus un secret, surtout depuis la fondation d’Alphabet, Google est bien plus qu’un moteurde  recherche. Une assertion que l’on peut transposer, comme le rappelle la newsletter du quotidien suisse Le Temps, à son homologue chinois Baidu. Il a son propre Wikipedia, son cloud, ses véhicules autonomes, sa cartographie et sa géolocalisation… Et même un détecteur de qualité des aliments dans des baguettes connectées ! Sur le site helvète, Pascal Marmier, directeur du Swissnex de Shanghai salue la plate-forme mobile du Chinois qui intègre l’ensemble de ses services sur ses cartes.

 

Copie, mais aussi innovation


Et qu’on ne s’y trompe pas. Dans le numérique, la Chine passe petit à petit de la copie à l’innovation. Même si les services de Baidu, comme ceux d'Alibaba, se sont largement inspirés des géants de la Silicon Valley. Un tiers des 50 000 employés de Baidu -dont la moyenne d’âge est de 26 ans- travaille ainsi au sein de la R&D. Le quotidien suisse décrit une ambiance de travail dans laquelle, là-encore, l’inspiration de Google saute aux yeux.

 

"Créons un espace de liberté"

 

Sur les murs, des devises comme en Silicon Valley. Parmi elles, un improbable "Créons un espace de liberté". L'un des défis des géants du numérique dans l’Empire du Milieu. "Si vous tapez "Panama papers" dans le moteur de recherche de Baidu, rappelle le Temps, vous aurez des offres de voyage ou des articles sur le canal de Panama, mais rien sur la société Mossack Fonseca qui a hébergé les avoirs de nombreux proches du pouvoir chinois et dont l’ensemble de la presse internationale s’est fait l’écho. En 2010, Google a fini par jeter l’éponge, en se repliant à Hongkong, pour ne pas avoir à se plier à la censure. Facebook, Twitter et tous les grands réseaux sociaux non chinois sont bloqués."

 

Voir ailleurs

 

Comme ses compatritotes du secteur numérique, Baidu a dû adhérer à la grande muraille numérique qu’est l’Association pour la cybersécurité en Chine. Alors, c’est ailleurs, en particulier aux USA qu’il cherche un espace de liberté. Autant que possible.  Avec deux centres de recherche hors de Chine et des partenariats avec Uber, par exemple.

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