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Bercy rassure les représentants du numérique sur l'extension du décret Montebourg

Ils étaient inquiets, les voilà rassurés. La réunion de Bercy qui s'est tenue lundi 26 février 2018 entre associations du numérique, le ministre de l'Economie et le secrétaire d'Etat au Numérique au sujet de l'extension du décret Montebourg s'est terminée sur un constat de convergence des objectifs. Maintenant y a plus qu'à...

mis à jour le 27 février 2018 à 11H17
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Bercy rassure les représentants du numérique sur l'extension du décret Montebourg
Bercy rassure les représentants du numérique sur l'extension du décret Montebourg

Il y a eu plus de peur que de mal. Entre le gouvernement et les associations du monde numérique, le courant passe toujours. C’est du moins ce qui ressort de la première réunion à Bercy du lundi 26 février 2018 suite aux déclarations de Bruno Lemaire.

 

Ce dernier, il y a une dizaine de jours, avait indiqué vouloir élargir le périmètre d’application du décret Montebourg à des secteurs jugés stratégiques comme l’intelligence artificielle, le stockage de données ou encore les semi-conducteurs. L’Usine Digitale s’est fait l’écho des inquiétudes de plusieurs organisations représentant les intérêts du numérique. Pour elles, le risque était grand que de telles déclarations agissent négativement sur l’attractivité du site France, alors même que celle-ci redevenait l’objet de toutes les attentions.

 

"Je vous ai compris"

Visiblement, Bercy les a entendues. Selon nos informations, la réunion de ce lundi avec ces représentants du numérique, le ministre de l’Economie, Bruno Lemaire et le secrétaire d’Etat chargé du numérique, Mounir Mahjoubi, semblent indiquer que tout le monde souhaite aller dans le même sens : protéger les secteurs sensibles sans dissuader les investissements internationaux indispensables pour financer des champions tricolores de premier plan au niveau international. "Nos interlocuteurs ont indiqué clairement leur volonté de protéger certains actifs importants  sans nuire à l'attractivité de la France" résume Nicolas Reboud, trésorier et membre du board de France digitale. Ceci est valable pour les start-up mais aussi pour celles qu’on appelle désormais les scale-up, soit les entreprises qui ne sont plus naissantes mais qui croissent très très vite.

 

"Il faudra être très attentif à la rédaction précise du décret", indique ainsi Loïc Rivière, le délégué général de Tech in France, qui précise que "les associations du numérique seront associées" à cette rédaction. C'est le point qui a été le plus discuté lors de la discussion assure-t-on en écho du côté de France digitale. L'association avait insisté sur le fait que le décret ne pouvait pas parler d'intelligence artificielle" ou de "stockage de données" en général, tant ces domaines sont très larges et concernent quasiment toutes les start-ups.

Aussi, afin de faciliter le travail du gouvernement, Techn in France, France Digitale et les autres participants à la réunion devraient nommer un représentant unique pour cette partie du travail.

 

Orienter l'épargne vers l'investissement dans les start-ups

Les défis à relever sont nombreux. Le monde numérique entend être aussi présent sur la mise en œuvre du texte et vérifier que l’esprit de concorde présent aujourd’hui sera présent dans la façon dont l’administration appliquera le texte.

Enfin, du côté de Tech in France, on continue d’attendre du gouvernement qu’il accompagne ces mesures de protection d’un programme ambitieux pour stimuler l’investissement dans les start-ups. Là encore, le gouvernement semble être d’accord sur l’objectif à atteindre. France digitale attend du gouvernement qu'il trouve les "outils fiscaux adéquats" pour orienter l'épargne des français vers l'innovation.

Les représentants du numérique sont d’accord pour donner du temps au gouvernement pour définir une stratégie à moyen terme.

Le prochain rendez-vous avec le ministre est prévu dans trois semaines. D'ici là, les différentes associations devraient se concerter pour arriver avec une position commune.

(Source de la vidéo : France digitale)

 

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