BNP Paribas joue les entremetteurs entre start-up et ETI

BNP Paribas ouvre deux sites en Île-de-France afin de favoriser les partenariats entre start-up et ETI. Cette démarche s’inscrit dans la volonté affichée de la banque française  "d’accompagner l’économie".

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BNP Paribas joue les entremetteurs entre start-up et ETI
BNP Paribas œuvre pour le développement des start-up… sans arrière-pensée

Les dieux ont été cléments. La terrasse sur le toit du "WAI Paris" de BNP Paribas, en plein "Silicon Sentier", est baignée de soleil pour son inauguration ce jeudi 16 avril. WAI est l’acronyme de "We Are Innovation". L’ascenseur tout neuf annonce la couleur au visiteur de passage : deux logos de la banque française en recouvrent les portes.

Le lancement de la première saison "Innov & Connect" vise à accélérer les partenariats entre start-up et ETI (Entreprise de taille intermédiaire). Ce programme bénéficie d’un investissement de 10 millions d’euros sur trois ans. Les jeunes entreprises pourront, si elles le souhaitent, être hébergées dans les deux centres mis en place par la banque proposant 1 à 10 postes par entreprise. Il en coûtera 250 euros par mois et par poste au WAI de Massy-Saclay (91) et 350 euros à Paris.

Aider les ETI à développer leur business par l'innovation

La banque française a emboîté le pas du gouvernement et de Bpifrance, qui lance une initiative similaire avec son Hub à Paris. Elle en a profité pour déclarer sa flamme à l’esprit d’entreprendre. "Avec l’émergence de la génération Z (née au XXIème siècle), les jeunes veulent désormais créer leur entreprise, c’est assez nouveau. L’entreprise devient un domaine beaucoup plus important pour le grand public. Dans ce contexte, nous avons été précurseurs. Nous avons pris conscience qu’il fallait un accompagnement spécifique des start-up", explique Marie-Claire Capobianco, la directrice des réseaux France de BNP Paribas. La banque française s’enorgueillit d’avoir ouvert 15 pôles innovation en France dont 9 dans les métropoles labéllisées French Tech.

Huit couples ETI/start-up ont été formés à l’occasion de "speed meeting". Le programme mis en place prévoit que ces binomes disposent de 6 mois pour développer des partenariats. A l’issue de ce délai, une décision devra être prise : inscrire leur relation dans le marbre (signature de contrat) ou se séparer. "Nous aurons des cas où les expériences ne produiront pas les effets escomptés. Comme dans un couple, il faut parfois prendre conscience que cela ne sert à rien de s’obstiner... On signe un CDD mais à un moment, il est important de savoir dire non", précise Yoann Jaffré, directeur Open innovation lab de l’Atelier BNP.

Parmi les futurs couples ETI/start-up, le laboratoire pharmaceutique Pierre Fabre est en discussion avec Feeligreen qui développe "un dispositif médical innovant conçu pour diffuser des médicaments à travers la peau". Ou encore Le Noble Age, groupe qui gère des Ehpad, se rapproche de Co-assist qui développe "pour les personnes âgées un objet connecté autonome qui fonctionne partout et les géolocalise."

Un dispositif réservé aux entreprises clientes

Et l’intérêt de la banque ? Lorsqu’on questionne sur le retour sur investissement, Marie-Claire Capobianco feint de ne pas voir où est le problème. Une banque œuvrant pour l’intérêt public, et alors ? "C’est très réducteur de concevoir notre démarche innovation avec le seul prisme du financement, assure-t-elle. Notre mission et notre responsabilité en tant que banque c’est d’accompagner l’économie. Ce qui nous intéresse, c’est que nos clients se développent, qu’ils soient en croissance." La question est également l’occasion d’apprendre que "le programme n’est pas ouvert aux ETI non clientes".

Pour Denis Laplane, directeur de la clientèle "entreprises" de BNP Paribas, le programme "permet potentiellement de créer de la valeur pour les start-up, auxquelles nous pouvons ensuite faire crédit. Il n’y a cependant pas de clauses les obligeant à se financer chez nous. Mais nous pouvons faire le lien entre elles et des investisseurs ou des business angels si elles le souhaitent."

Adrien Schwyter

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