Booking.com renonce à sa clause de conditions tarifaires qui entrave la concurrence

Le site de réservation en ligne Booking.com s'est s'engagé à supprimer la clause qu'il impose aux hôteliers et risquait de le faire condamner pour entrave à la concurrence dans plusieurs pays européens, dont la France, a fait savoir le 15 décembre la Commission européenne.

Partager
Booking.com renonce à sa clause de conditions tarifaires qui entrave la concurrence

Booking.com renonce à sa clause de conditions tarifaires, qui entrave la concurrence. Ces clauses dites "de parité" figurant dans les contrats conclus entre Booking.com, filiale de l'américain Priceline Group, et les hôtels obligent ces derniers à proposer leurs chambres sur le site de réservation à un prix au moins aussi avantageux que celui proposé sur d'autres réseaux de distribution.

"(...) Booking.com a proposé de renoncer à l'exigence de parité concernant les prix que l'hôtel propose aux autres agents de voyage en ligne", écrit la Commission européenne, dans un communiqué. "Cela permettrait à l'hôtel d'offrir ses chambres à des prix différents à différents agents de voyage en ligne. Toutefois, l'hôtel serait encore tenu de proposer sur Booking.com des prix au moins aussi avantageux que ceux pratiqués sur ses propres canaux de réservation en ligne et hors ligne."

La Commission ajoute que les autorités de la concurrence de la France, la Suède et l'Italie vont consulter jusqu'à fin janvier les acteurs du marché sur les engagements proposés pour vérifier leur pertinence avant de les faire appliquer. Ces engagements, ajoute la CE, sont destinés à s'appliquer dans tout l'espace économique européen.

Des enquêtes en cours dans 7 pays de l'UE

L'Autorité française de la concurrence, qui avait été saisie par les principaux syndicats hôteliers français, relève de son côté que les hôteliers pourront désormais mettre Booking.com en concurrence avec les autres plates-formes, "gage d'une baisse future du montant des commissions".

Elle ajoute qu'elle poursuit son instruction à l'encontre des plates-formes Expedia, américaine, et HRS (Hotel Reservation Service), basée en Allemagne, qui sont également visées par les saisines des hôteliers. La Commission européenne coordonne les différentes enquêtes nationales sans mener sa propre enquête.

Au total, sept pays de l'Union européenne ont ouvert des enquêtes sur les plates-formes de réservation hôtelière. L'Allemagne, l'Autriche, l'Irlande et le Royaume-Uni se penchent aussi sur les pratiques dans le secteur.

Avec Reuters

SUR LE MÊME SUJET

PARCOURIR LE DOSSIER

Tout le dossier

Sujets associés

NEWSLETTER L'Usine Digitale

Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.

Votre demande d’inscription a bien été prise en compte.

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes...

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes du : Groupe Moniteur Nanterre B 403 080 823, IPD Nanterre 490 727 633, Groupe Industrie Service Info (GISI) Nanterre 442 233 417. Cette société ou toutes sociétés du Groupe Infopro Digital pourront l'utiliser afin de vous proposer pour leur compte ou celui de leurs clients, des produits et/ou services utiles à vos activités professionnelles. Pour exercer vos droits, vous y opposer ou pour en savoir plus : Charte des données personnelles.

ARTICLES LES PLUS LUS