Bruxelles refuse de prolonger l'enquête sur Google

Le commissaire européen à la Concurrence se refuse à prolonger l'enquête sur Google, comme l'en pressent la France et l'Allemagne, et estime que les concessions obtenues du géant américain de l'internet sont sans précédent face aux accusations de concurrence déloyale le visant.

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Bruxelles refuse de prolonger l'enquête sur Google

Les ministres français et allemand de l'Economie, Arnaud Montebourg et Sigmar Gabriel, ont adressé récemment à Joaquin Almunia une lettre commune dans laquelle ils demandent que l'enquête ouverte en novembre 2010 sur Google pour abus de position dominante se poursuive. Le vice-président de la Commission européenne entend clore après l'été cette procédure lancée à la suite de plaintes de dizaines d'entreprises européennes.

Les ministres souhaitent en outre que le moteur de recherche, qui propose d'aménager ses pages pour mieux mettre en avant les liens vers ses concurrents, améliore son offre. Les dernières propositions de Google, qui est sous la menace d'une amende pouvant atteindre cinq milliards de dollars (3,64 milliards d'euros), remontent à février.

afficher des liens vers des services rivaux

Dans sa réponse envoyée le 20 mai, et dont Le Monde publie le 21 mai des extraits, Joaquin Almunia estime "plus approprié de mener toute nouvelle enquête dans le cadre d'une nouvelle procédure plutôt que de risquer de retarder la solution des problèmes en cours par l'élargissement de la procédure".

"Les propositions mises sur la table (par Google) pourraient résoudre les quatre problèmes de concurrence identifiés", explique-t-il. Google a notamment proposé d'afficher sur ses pages trois liens vers des services rivaux. "La Commission serait la première autorité de concurrence à imposer une forme de régulation quant à la manière dont Google présente ses résultats de recherche", souligne Joaquin Almunia.

Le vice-président de la Commission européenne défend une approche "apportant une solution efficace dans les délais plus courts possibles au regard de nos procédures" qui permettrait ainsi de freiner l'expansion et les profits de Google. Un accord à l'amiable était envisagé à bref délai avec le géant américain mais des entrepreneurs allemands et français du numérique, regroupés au sein de la plate-forme "Open Internet Project", ont déposé la semaine dernière une nouvelle plainte et demandent eux aussi à la Commission européenne de poursuivre l'enquête.

Avec Reuters

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