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C4 Ventures lance un second fonds de 80 millions d'euros, dont la moitié souscrit pendant le confinement

En pleine pandémie de Covid-19, la société de capital-risque C4 Ventures lance son second fonds d'investissement, d'une capacité de 80 millions d'euros, et réalise son premier closing d'un montant supérieur aux 40 millions d'euros souhaités.
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C4 Ventures lance un second fonds de 80 millions d'euros, dont la moitié souscrit pendant le confinement
C4 Ventures lance un second fonds de 80 millions d'euros, dont la moitié souscrit pendant le confinement © Pixabay

La société C4 Ventures annonce ce 3 juin 2020 le lancement de son second fonds d'investissement dont le montant s'élève à 80 millions d'euros. Après avoir reçu les derniers agréments nécessaires le 24 mars, le fonds s'est lancé à la recherche d'investisseurs. Une recherche qui s'est avérée fructueuse puisque, en pleine pandémie de Covid-19, C4 Ventures II a réalisé son premier closing d'un montant supérieur aux 40 millions d'euros souhaités.

Autre originalité de ce lancement ? "C4 Ventures II démarre avec un temps d'avance puisque nous avons déjà 7 entreprises au portfolio, clame Boris Bakech, Investment Partner chez C4 Ventures. Les investisseurs savent dans quoi ils mettent leur argent". Six investissements ont été réalisés entre janvier 2019 et mai 2020 et le septième l'a été deux jours après le premier closing. Parmi les premières pépites sélectionnées on trouve Zoov, DriveNets, Trouva et Centrical.

Smart hardware, commerce du futur et médias numériques

Alors que ses investissements dans Nest (racheté par Google) ou Netatmo (racheté par Legrand) ont fait connaître C4 Ventures, la société de capital-risque se détourne aujourd'hui des objets connectés dédiés au grand public. "Après une vague de consolidation, le domaine de l'IoT a connu une forme de gadgétisation", explique Boris Bakech.

Aujourd'hui, C4 Ventures pense que le secteur B2B peut être prometteur, avec des start-up plus tournées vers le logiciel ou les semi-conducteurs. Avec ce second fonds, il compte aussi investir dans le commerce du futur et les médias numériques. "C4 Ventures II entend mettre des tickets de deux à quatre millions pour mener une levée de fonds en Série A et co-investir pour les autres tours de table", détaille Boris Bakech.

Accompagnement des start-up

Les start-up doivent avoir une logique européenne, c'est-à-dire être basées en Europe ou souhaiter s'implanter sur le Vieux Continent. "Le territoire européen est difficile à appréhender, mais a un potentiel énorme", ajoute Boris Bakech. Et, face à une concurrence accrue entre les fonds d'investissement ces dernières années, C4 Ventures II pense séduire les jeunes entreprises avec l'accompagnement qu'il propose. Boris Bakech met en avant l'expérience opérationnelle de l'équipe, à commencer par Pascal Cagni, le fondateur de C4 Ventures, qui a dirigé pendant 12 ans Apple en Europe.

Cette équipe d'opérationnels est couplée à un réseau 'd'operating partners' afin d'avoir accès au regard d'experts dans des domaines pointus. Une nécessité lorsqu'il s'agit de scruter les jeunes pousses avant d'investir. Business model, technologie, cas d'usage… tout est passé à la loupe. Ventures Capital se veut "hyper exigeant", selon Boris Bakech. Sur 1 000 entreprises vues, le fonds n'investit en moyenne que dans quatre d'entre-elles, soit un ratio inférieur aux VC classiques.

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