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Cambridge, le troisième écosystème le plus innovant du monde

Aux quatre coins de la planète, des entrepreneurs tentent de reproduire la dynamique qui a fait de la Californie l'eldorado des sociétés de nouvelles technologies. L’Usine Digitale tire pour vous le portrait de 10 villes qui se rêvent en Silicon Valley. Aujourd'hui partons pour Cambridge, en Angleterre.
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Cambridge, le troisième écosystème le plus innovant du monde
Cambridge, le troisième écosystème le plus innovant du monde © DR

Dans les tourbières anglaises, à 120 kilomètres au nord de Londres, les PME et les start-up foisonnent autour de Cambridge. Surnommé Silicon Fen, le technopôle qui s’est construit autour de la prestigieuse université serait "le troisième écosystème le plus innovant au monde" selon une récente étude de Ruth Graham, chercheur au MIT. 1 500 entreprises de high tech ont élu domicile dans la région.

Des géants des TIC sont installés à Cambridge :
  • ARM : le champion britannique des puces pour téléphone mobile et autres matériels électroniques portables a installé son siège social dans la Silicon Fen.
  • Microsoft : l’entreprise américaine d’informatique a établi son principal centre de R&D en Europe à proximité de l’université de Cambridge.
  • Toshiba, le fabricant japonais de matériel électronique et informatique a fait de même.

Silicon Fen aimante les entrepreneurs car l’industrie et la recherche entretiennent des liens très étroits dans cette partie du territoire. La faculté de Cambridge met les découvertes de ses chercheurs au service de l’économie. Elle a une politique très libérale concernant la propriété intellectuelle. En 1960, trois étudiants de l’université ont créé "Cambridge Consultants", l’une des premières entreprises anglaises de transfert de technologies. L’objectif affiché par les fondateurs, selon The Guardian : "Mettre les cerveaux de l’école au service de l’industrie britannique."

A Cambridge, on a besoin d’espace

Les entrepreneurs trouvent aussi dans la région des financements apportés par des "business angels". Cambridge a notamment créé un club d’investisseurs avertis. Deux conditions pour être membre : avoir une fortune minimale de 15 millions de livres sterling, et avoir déjà placé des fonds dans une start-up à succès.

Mais pour continuer à polariser l’innovation, la région doit investir, dans les transports en premier lieux. Aujourd’hui, pas de train direct entre l’aéroport international d’Heathrow et la Silicon Fen. Les chercheurs, ingrédient essentiel du succès du technopôle, sont à l’étroit dans les bâtiments de Cambridge. L’université a demandé à plusieurs reprises des autorisations à l’Etat pour s’agrandir. Les travaux commencent...

Lélia de Matharel

 

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