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Ce qu’il faut retenir de la première apparition publique de Cédric O, nouveau secrétaire d’Etat au Numérique

Cédric O, a fait ses premières apparitions publiques ce mercredi 3 avril 2019. Après un discours à Station F à l’occasion de l’annonce des Capitales et Communautés French Tech labellisées, le nouveau secrétaire d’Etat au Numérique s’est rendu chez Doctolib où il a dévoilé une feuille de route… un peu brouillon.
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...et ce qu’il faut retenir de sa première apparition publique
Ce qu’il faut retenir de la première apparition publique de Cédric O, nouveau secrétaire d’Etat au Numérique © Stéphanie Mundubeltz-Gendron

Tout juste nommé secrétaire d’Etat au Numérique – en remplacement de Mounir Mahjoubi, candidat à la mairie de Paris –, Cédric O s’est exprimé publiquement pour la première fois ce mercredi 3 avril 2019. Sa matinée a débuté par un discours à Station F, plus précisément au French Tech Central où se tenait la conférence dédiée à l’annonce des Capitales et Communautés French Tech.
 

Des start-up françaises "pas au niveau"

Un peu brouillon dans son allocuation, Cédric O a toutefois fait passer quelques messages aux représentants des Capitales et Communautés labellisées. Insistant sur la nécessité d’être ambitieux, le secrétaire d’Etat au Numérique a comparé l’écosystème français à celui des Etats-Unis. "Si l’on prend les chiffres des Etats-Unis, le monde des start-up, c’est 50% des créations d’emplois nets de tous les Etats-Unis… Non seulement, c’est sympa mais en plus c’est essentiel. Si on regarde la situation française par comparaison, on n’est pas du tout au niveau. La French Tech c’est quelque chose qui marche. Les start-up font du super boulot, elles se développent, mais ce n’est pas assez", a-t-il insisté.
 

Un mot d’ordre : l’ambition

Continuant la comparaison, Cédric O a ajouté : "On n’est ni les Etats-Unis ni la Chine (…) Mais quand Facebook change ses conditions générales d’utilisation, cela a valeur réglementaire, quasiment législative, pour 2 milliards de personnes dans le monde. Que vous vous développiez, que vos territoires se développent, que vous arriviez à faire émerger des champions, c’est non seulement un sujet d’emploi, mais c’est aussi un sujet de modèle." Et d’ajouter : "Si on veut  faire en sorte que les modèles américains ou chinois ne s’imposent pas, on n’a pas d’autres choix que de réussir."
 

"Je suis extrêmement content que l’écosystème se développe. On a fait plus +41 % de levées de fonds entre 2017 et 2018. On a des supers annonces de Mirakl, de ManoMano, de Dataiku… C’est super. Mais le problème, ce n'est pas de faire mieux que l'année dernière mais de faire mieux que les autres pays. (…) On n’a rien à envier aux autres (…) On a des compétences, on a des problèmes, et ça c’est à moi de m’en occuper (…) Mais il faut être ambitieux et vouloir bouffer le monde", poursuit-il.
 

Mais pour lui, cela ne pourra marcher qu’à une condition, celle d’embarquer les territoires et les entrepreneurs. Cela tombe bien, il s’exprimait devant leurs représentants… Et de citer l’exemple d’un Français de retour (en partie) en France : "Quand Symphony décide de délocaliser sa recherche de Palo Alto à Sophia Antipolis, c’est super". CQFD ?
 

L’inclusivité aussi au programme

A l’issue de son discours à Station F, Cédric O s’est rendu chez Doctolib – qui vient de lever 150 millions d’euros – où il a dévoilé sa vision. Au-delà de la reprise des idées exprimées plus tôt dans la matinée, le secrétaire d’Etat au Numérique a abordé la question de l’inclusivité, une question chère à Mounir Mahjoubi et Emmanuel Macron. Objectif : ne laisser personne sur le bord de la route.


Au sujet de la numérisation des services publics, il a reconnu que le gouvernement y était peut-être allé "un peu trop fort". Restant flou sur les détails des actions à mettre en place, il a cependant indiqué que les maisons de service au public devaient encore se développer afin de permettre aux personnes de se former à Internet.
 

Autant de thématiques que le nouveau Secrétaire d’Etat au numérique a répété tout au long de la journée. Place désormais au concret.

 

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