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Ce que les résultats d'Alphabet disent et tout ce qu'ils ne disent pas

Vu ailleurs Analyse Alphabet dépense bien plus en infrastructure immobilière ou informatique pour Google que pour ses moonshots. On pourrait en tirer la conclusion simple que Google coûte plus cher à Alphabet que ses autres projets. Mais le constat reflète surtout la difficulté d’analyse d’un groupe aussi atypique, même rebaptisé et restructuré en Alphabet.

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Ce que les résultats d'Alphabet disent et tout ce qu'ils ne disent pas
Ce que les résultats d'Alphabet disent et tout ce qu'ils ne disent pas © Emmanuelle Delsol

Le 1er février, Alphabet a présenté au monde ses premiers résultats. Des comptes spectaculaires dans lesquels, sans surprise, les projets "moonshots" restent déficitaires. La perte sur ces paris - le "bet" de Alphabet - sur le véhicule autonome, la smarthome, ou les biotechs, s’élève à 3,5 milliards de dollars en 2015.

 

8,85 milliards de dollars d'infrastructure

Mais le site Re/Code note que c’est bel et bien Google qui coûterait le plus cher à entretenir. L’activité historique a investi 8,85 milliards de dollars en 2015 en capital : serveurs, immobilier, etc. Le reste d’Alphabet se contentant de 869 millions de dollars. Re/code en conclut que dans le groupe fraichement rebaptisé "les coûts les plus lourds ne proviennent pas des projets variés non-Google, mais de Google lui-même."

 

Tout bénéfice pour les moonshots

Cela paraît plutôt logique. Les projets non-Google d’Alphabet sont à la fois des tentatives du groupe de s’aventurer hors de ce que l’on peut considérer comme son cœur de métier historique et des prolongements de Google. S’ils perdent de l’argent aujourd’hui, c’est bien parce que le géant profite de ses spectaculaires bénéfices pour se risquer dans ces nouvelles voies du véhicule autonome ou de la vie éternelle. Il aurait donc été étonnant que le groupe ne permette pas à ses moonshots de s’appuyer sur son infrastructure informatique (matériels, logiciels, algorithmes, etc.) ou qu’il les installe ailleurs que dans les bâtiments - de la taille d’une petite ville - dont il dispose déjà à Moutain View (Californie).

 

En affectant la majeure partie des coûts d’infrastructure informatique, forcément très lourds, principalement à Google, le groupe permet à ses moonshots de ne pas apparaître encore plus déficitaires. Ces filiales profitent forcément tout aussi largement des ressources de Google que ce dernier. Pour autant, elles n’en supportent pas les dépenses. La valeur relative de ses investissements donne aussi une toute autre perspective. Ceux de Google comptent pour moins de 12% de son chiffre d'affaires alors que, même allégés, ceux des moonshots frôlent les 200%...

 

La transparence impossible ?

L’analyse de la répartition des coûts d’infrastructure est, de fait, complexe. On pourrait s’amuser à la reproduire avec les ressources humaines par exemple... Elle est aussi et surtout le reflet de la difficulté d’analyse d’une forme d’entreprise aussi atypique. Et la transparence promise par les fondateurs avec le changement de nom et de structure du groupe pourrait ne pas être immédiatement au rendez-vous.

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