Actualité web & High tech sur Usine Digitale

Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

Cegid se voit champion français du logiciel dans le cloud

L’éditeur lyonnais de logiciels de gestion Cegid poursuit à marche forcée sa transition vers le cloud. Avec ses résultats en 2014, considérés comme les meilleurs de son histoire, il revendique le titre de champion français du logiciel à la demande. Une position qui l’amène à mettre le cap sur l’international et la croissance externe.
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

Cegid se voit champion français du logiciel dans le cloud
Cegid se voit champion français du logiciel dans le cloud © D.R. - Cegid

"C’est une année historique avec les meilleurs résultats depuis que l’entreprise existe". Jean-Michel Aulas, le président de Cegid, ne cache pas sa satisfaction. L’éditeur lyonnais de logiciels de gestion, qui compte environ 2000 personnes, dont 1900 en France, termine 2014 avec un chiffre d’affaires en hausse de 2,6% à 266,6 millions d’euros et un bénéfice en progression de 18% à 22,1 millions d’euros. L’activité édition, qui constitue le cœur d’activité de l’entreprise avec la vente de logiciels en licences et de logiciels en tant que service cloud, a bondi de 5% à 187 millions d’euros.

En 2013, Cegid a basculé dans le cloud avec d’avantage de ventes de logiciels en tant que service en ligne (SaaS pour software as service) que de ventes de logiciels en licences traditionnelles. La transition s’est amplifiée en 2014, puisque le cloud représente 58% de ses ventes de logiciels, contre 53,5% un an auparavant. Et Jean-Michel Aulas prévoit un taux de 80% dans 3 ans. Le nombre d’utilisateur de sa plate-forme SaaS a grimpé de 95 000 en 2013 à 120 000 en 2014. Le stock de commandes dans le SaaS (contrats signés mais qui n’ont pas commencé à générer encore des revenus) a crû de 33% à 116,4 millions d’euros en janvier 2015 par rapport à janvier 2014. Un chiffre qui promet des revenus supplémentaires importants mais étalés sur les années à venir.

L'heure est à une nouvelle phase de développement

Une réussite qui positionne Cegid parmi les leaders du logiciel dans le cloud en France. Selon le cabinet PAC, l’éditeur lyonnais se positionne cinquième avec 46 millions d’euros dans le SaaS en France, derrière Salesforce (168 millions d’euros), Capgemini(140 millions d’euros), Google (93 millions d’euros) et Microsoft (69 millions d’euros). A l’exception de Capgemini, les éditeurs qui le devancent sont tous américains. "On peut difficilement considérer Capgemini comme un éditeur de logiciel, estime Patrick Bertrand, le directeur général de Cegid. Nous sommes en réalité le premier éditeur français de logiciel dans le cloud." La présence de Capgemini dans le classement de PAC vient de Prosodie, une société de services de gestion de flux dans le cloud rachetée par le groupe de services numériques en 2011.

Il s'agit maintenant de passer à une nouvelle phase de développement. Au programme: de la croissance externe avec l’acquisition d’éditeurs de 5 à 20 millions d’euros de chiffre d’affaires pour renforcer la base clientèle dans les PME et s’étendre à l’international. L’entreprise s’estime en situation financière solide avec un endettement réduit de moitié en 6 ans à 40 millions d’euros et un cash flow disponible de 23,7 millions d’euros en 2014. "Jusqu’ici, nous nous sommes développés à l’international en accompagnant nos clients, essentiellement dans la distribution, confie Patrick Bertrand. Nous voulons saisir l’occasion pour nous adresser aux clients locaux. Nous voyons de belles opportunités, notamment en Afrique dans les domaines de la fiscalité et de la production."

L’international représente seulement 20 millions d’euros en 2014, soit 40% du chiffre d’affaires réalisé dans la distribution. L’objectif est de passer à 50 millions d’euros dans 3 ans. Pour cela, il prévoit l’ouverture d’un centre de SaaS en Asie (probablement en Chine selon Patrick Bertrand), le deuxième après celui créé aux Etats-Unis, et le renforcement des équipes à l’international, aujourd’hui de 120 personnes, par 20 embauches. La conquête de l’export reste modeste mais réelle.

Ridha Loukil

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

 
media
Suivez-nous Suivre l'Usine Digitale sur twitter Suivre l'Usine Digitale sur facebook Suivre l'Usine Digitale sur Linked In RSS Usine Digitale