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[CES 2018] Comment Indosuez bâtit un pont entre les start-up et ses clients fortunés

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Partenaire du Village by CA, Indosuez Wealth Management a fait le déplacement au CES de Las Vegas, du 9 au 12 janvier 2018. Mais que peut bien chercher une banque de gestion de fortune sur un événement high-tech ? Guillaume Rimaud, DGA d’Indosuez Wealth Management, et Bertrand Miserey, responsable des Marchés de l'Innovation, ont répondu à L’Usine Digitale.

Comment Indosuez bâtit un pont entre les start-up et ses clients fortunés
Bertrand Miserey et Guillaume Rimaud, d'Indosuez Wealth Management, en learning expedition au CES de Las Vegas © Indosuez

Des dirigeants d’une grande marque de gestion de fortune dans les allées du CES de Las Vegas. Surprenant ? C’est une question qui vient à l’esprit lorsque l’on y croise Guillaume Rimaud, DGA d’Indosuez Wealth Management, et Bertrand Miserey, responsable des Marchés de l'Innovation. "Nous sommes venus au CES pour deux raisons", confie Guillaume Rimaud à L’Usine Digitale.

 

Accompagner des clients fortunés

Première raison : "Nous avons choisi cette année d’accompagner des clients intéressés par l’investissement dans des start-up", répond Guillaume Rimaud. En l’occurrence, Indosuez a emmené avec elle des clients qui viennent de vendre une entreprise dans l’univers de l’hôtellerie. "Ils sont jeunes, ils restent entrepreneurs dans l’âme et ils viennent chercher de l’inspiration aux Etats-Unis", raconte-t-il.


Quelques jours après le CES, l’expérimentation est plutôt concluante. "Nos clients étaient ravis. Ils ont repéré deux ou trois start-up françaises qu’ils aimeraient revoir", s’enthousiasme Guillaume Rimaud. "Le concept est positif. Nous pensons réitérer l’aventure en la structurant." Mais pas question de faire du tourisme économique ! "Il s’agit de rencontrer des start-up qui bousculent les métiers", précise-t-il.


Connecter les start-up et les clients investisseurs

Une telle expédition au CES s’inscrit dans la stratégie de la banque de gestion de fortune de créer un pont entre investisseurs et start-up. Ce positionnement a débuté en 2016 par le partenariat avec le Village by CA. "Avec le Village by CA, une dynamique se met en place pour accompagner les start-up", commente Bertrand Miserey. "Mais il leur est compliqué d’aller trouver elles-mêmes des investisseurs." Fin 2016, la banque a donc souhaité aller plus loin avec le Club Entrepreneurs et Innovation.


Animé par Bertrand Miserey, ce club réunit chaque trimestre les clients qui envisagent d’investir dans une start-up et les jeunes pousses en phase de levée de fonds, le tout autour de questions d’actualité (blockchain, intelligence artificielle…).  L’occasion pour les start-up de pitcher devant une audience ciblée… et fortunée.  Mais au-delà des rencontres trimestrielles, des rendez-vous ont également lieu au fil de l’eau selon les opportunités, en one to one.


Développer Une offre de service nouvelle

Indosuez France en bref
  • Filiale du groupe Crédit Agricole
  • Près de 30 milliards d’euros de gestion d’actifs
  • Partenaires de 5 Villages by CA : Paris, Lille, Lyon, Bordeaux et Montpellier

 

D’un côté, Indosuez accompagne donc les start-up, les conseille sur leur pitch et les différentes modalités financières et leur propose des solutions de nursing. Un moyen de les acculturer très tôt à la banque de gestion de fortune et, bien sûr, à la marque. De l’autre, elle repère les clients intéressés par ce type d’investissements et les accompagne sur la fiscalité, les différents types d’investissement, l’organisation de leur patrimoine…


A ce jour, dix investissements ont été réalisés pour un montant total de quelques millions d’euros. "On est sur un service sur mesure", insiste Guillaume Rimaud. "Cette offre concerne autant nos clients que nos prospects (…) C’est unique pour une banque de gestion de fortune, nous sommes des facilitateurs", résume-t-il.


Le CES, aussi pour déceler les tendances disruptives

Deuxième raison du déplacement au CES : "Pour notre compte propre, l’objectif est d’essayer de déceler les tendances, de voir le comportement de nos clients et de mesurer les impacts sur nos modèles", explique le DGA d’Indosuez.


Car les nouvelles technologies révolutionnent aussi les banques de gestion de fortune. "Aujourd’hui, nous proposons des produits et des conseils financiers. Que peut-on offrir demain ? Plutôt que laisser la place à des entreprises qui ont des services connexes aux nôtres, nous devons maîtriser cette réflexion", explique Guillaume Rimaud. "Nous devons être un point d’entrée. Il faut donc que nous soyons plus agiles et plus fins pour proposer des solutions évolutives. Nous sommes obligés de nous réinventer."

 

Au-delà de la banque, des services personnalisés 

L’intelligence artificielle, l’IoT et les robots figurent comme beaucoup d’acteurs au centre des technologies suivies de près par la banque. "Mais la réflexion est indéfinie. Il y a assez peu de filets. On est très ouvert mais il faut trouver l’usage", exprime Guillaume Rimaud.


Quelques thématiques émergent tout de même, à l’instar du "mieux vieillir" pour lequel Indosuez a repéré quelques innovations intéressantes, comme les robots assistants qui accompagnent les personnes seules dans leur foyer. "Cela remplace l’absence", remarque Guillaume Rimaud.


Autre axe : la sécurité. "Les clients nous confient leur fortune qu’ils ont mis des années à construire. Nous devons être en mesure de proposer une protection de leur famille, de leurs biens… avec un service d'exception". Quant à l’IA, "nous avons la chance d’avoir beaucoup de data mais celle-ci est insuffisamment exploitée… ", constate-t-il.

Le bilan de ce CES ?  "Je ressors très bousculé positivement avec mon esprit qui fourmille sur 1000 sujets", avoue Guillaume Rimaud. Et si un terme l’a marqué, c’est l’interconnexion : "On est obligé de s’ouvrir et d’interagir. (…) Les banques privées qui seront encore là dans 5 ou 10 ans seront celles qui auront réussi cette transformation."

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