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[CES 2018] "Sur la partie start-up, le niveau se relève", Bertrand Corbeau, DGA Crédit Agricole SA

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Tout juste de retour du CES, Bertrand Corbeau, DGA de Crédit Agricole SA, revient sur cette édition 2018, sur ce qu’il l’a frappé et ce qu’il retient pour le groupe.  

Sur la partie start-up, le niveau du CES se relève, Bertrand Corbeau, DGA Crédit Agricole SA
Bertrand Corbeau, DGA Crédit Agricole SA, sur le stand d'Icare lors du CES 2018. © Village by CA

Vous vous êtes rendu au CES pour la troisième année consécutive. Que retenez-vous de cette édition 2018 ?

Bertrand Corbeau – Mon impression, c’est que l’événement prend encore de l’ampleur. Sur la partie start-up, le niveau se relève, avec des solutions et des business model vraiment intéressants. L’innovation est visible aux deux extrémités de l’écosystème, autant du côté des start-up que des grands groupes.
J’ai également été frappé par l’évolution des business model, notamment par le bel exemple de Legrand qui a fait glisser son modèle, en nouant des partenariats à la fois avec des grands groupes, des ETI et des start-up. Cela prouve qu’il y a un vrai potentiel de collaborations entre les trois types d’entreprise.
Je remarque par ailleurs une sur-représentation française sur place. C’est très bien mais cela montre aussi que les événements organisés en France ne sont pas suffisants pour motiver tout cet écosystème de start-up.

Quelles tendances vous ont marqué ?

B. C. – C’est tout d’abord le passage du mobile first à l’IA first. C’est aussi la voix et les assistants personnels : on pourrait se demander si c’est un feu de paille mais je pense que non, cela est parti pour durer. Je remarque aussi que la vague des objets connectés ne s’arrête pas, avec toute une nouvelle tendance autour de la maison et de l’habitat en général, mais aussi de la santé. Nous ne sommes plus, comme il y a trois ans, dans le gadget. Et puis il y a aussi bien sûr la blockchain, avec des start-up très intéressantes qui nous font sortir de la ritournelle du bitcoin.

 

Que vous inspire cette édition à l’échelle du Groupe Crédit Agricole ?

B. C. – En 2017, c’est  la première fois que nous allions au CES avec des start-up des Villages by Ca et une délégation. On a amplifié cette présence cette année avec 11 start-up. Cette édition nous conforte dans la vision que l’on a amorcée avec nos villages et que l’on va encore amplifier. Cela passe par notre réseau qui s’étoffe dans les villes ; par le développement d’une offre commerciale encore plus claire pour les start-up (avec des solutions bancaires, de trésorerie et de services adaptés et accessibles dans tous nos agences) ; par la création de nos fonds d’investissement dans les fintech mais aussi dans d’autres secteurs…
En interne, l’enjeu de la transformation digitale et l’élargissement des services ne peut que nous inciter à poursuivre tout ce que nous avons initié. On est en permanence en évolution. Mais il est important d’être réactif et très humble à la fois. Nous regardons d’ailleurs de près tout ce qui touche au logement, ainsi qu’à la santé et au vieillissement. Nous devons revoir en permanence nos modèles.


Pensez-vous que les CES soit aujourd’hui un incontournable pour les start-up ?

B. C. – C’est une très belle expérience et un banc d’essai pour les start-up qui exposent là-bas. Cela les confronte au marché US, au financement et au niveau de jeu sur lequel la bagarre se fait.

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