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Ces 5 femmes qui ont percé le plafond de verre de la Silicon Valley

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Au coeur de l’empire technologique, les trônes que sont les postes à responsabilités sont occupés à 86 % par d’hommes, selon Fenwick & West LLP. Mais cet impérialisme masculin n’a pas empêché certaines femmes de conquérir les hautes sphères de la Silicon Valley. Voici cinq "leadeuses" de “la vallée des hommes”.

Sheryl Sandberg, Madame Facebook


En décembre 2016, autour de la table de la réunion organisée entre Donald Trump et les titans de la vallée, se trouvait Sheryl Sandberg. C’est tout naturellement que la numéro deux du réseau social aux 2 milliards d'utilisateurs a fait le déplacement pour représenter la firme, à la place de son fondateur Mark Zuckerberg. Car chez Facebook, c’est cette femme d’affaires de 48 ans qui pilote les opérations.

Major de son MBA ( maîtrise en administration des affaires, en français) à Harvard, elle débute en tant que conseillère en stratégie pour le cabinet McKinsey en Californie avant de rejoindre le département du Trésor des États-Unis sous l’administration Clinton. Sheryl Sandberg fait son entrée dans la planète tech en 2001, en rejoignant une toute jeune start-up nommée Google. Elle mise alors sur le développement des revenus publicitaires du futur géant de Mountain View, en développant les régies pub Google AdWords et AdSense.

Après plusieurs mois de tractations, Mark Zuckerberg parvient à la débaucher en mars 2008. À l’époque, Facebook est déficitaire (138 millions de dollars de pertes en 2007). En presque dix ans, Sheryl Sandberg est parvenue élever un trombinoscope d'université au rang du réseau social le plus puissant au monde. Comme Chez Google, elle parie sur la publicité pour renflouer les caisses. Et c’est une réussite car Facebook a enregistré un chiffre d’affaires de 27,6 milliards de dollars en 2016.

Figure emblématique du féminisme version Silicon Valley, elle invite les femmes à faire preuve de plus d'ambition dans leur carrière, dans son livre En avant toutes : les femmes, le travail et le pouvoir (Lean in, en anglais). Suite à la publication de cet ouvrage en 2013, le Time a désigné Sheryl Sandberg comme l’une des 100 personnes les plus influentes au monde.

 

Susan Wojcicki, dans La “L Team” de Google

 

Voilà 18 ans qu’elle marche avec le géant de Mountain View. C’est dans son garage de Santa Margarita Avenue, à Menlo Park, que la firme a connu ses balbutiements. Larry Page et Sergey Brin y ont installé lors tout premier bureau en 1998. Susan Wojcicki est la seizième employée à avoir rejoint Google en 1999, en tant que chargé du marketing, de l’Anderson School of Management, après être passée par Harvard.

Susan Wojcicki fait partie de la “L Team” (L pour Larry) de Google, qui regroupe les proches conseillers du CEO éponyme. Tout comme Sheryl Sandberg, elle a participé au développement publicitaire de Google notamment à travers AdSense. Après avoir milité pour le rachat de Youtube en 2006, elle est nommée à la tête de la plateforme de vidéos en 2014 afin d’accélérer sa monétisation.

Considérée comme la femme la plus influente dans le monde publicitaire par la magazine américain AdWeek, Susan Wojcicki est aussi l’une des voix qui s’élève contre le sexisme dans la Silicon Valley. La CEO de 49 ans a fermement condamné le mémo de James Damore, ex-ingénieur de Google, publié en août dernier.

 

ANGELA AHRENDTS CROQUE LA POMME À PLEINE DENT

 

C’est un peu la Neymar de la Silicon Valley. À l’image du montant record du transfert du joueur du PSG, Angela Ahrendts a coûté très cher à Apple qui a déboursé plus de 70 millions de dollars pour la débaucher de Burberry en mai 2014. En tant que vice-présidente des Apple Stores physiques et en ligne, elle est devenue la dirigeante la mieux payée d’Apple (73,4 millions de dollars en 2014), soit huit fois plus que le CEO de la firme, Tim Cook.

Angela Ahrendts n’est pas un pur produit de la tech. Native de l’Indiana, elle est passionnée de mode depuis son plus jeune âge. Celle qui se rêvait styliste, obtient finalement un Bachelor of Arts (équivalent de licence) en marketing et merchandising à l’Université de Ball. En 2006, elle devient CEO de Burberry dont elle multiplie le chiffre d’affaires par trois en l’espace de huit ans, notamment grâce à sa stratégie de digitalisation de l’espace de vente.

Une vision digitalisée qui a tapé dans l’oeil de Tim Cook. "Je n’ai jamais eu autant la certitude que quelqu’un pouvait diriger aussi bien nos équipes en magasin et sur Internet que lorsque j’ai rencontré Angela", a-t-il déclaré, en 2014, au sujet de sa recrue de luxe. À 57 ans, Angela Ahrendts est la seule femme à apparaître dans l’organigramme du noyau dur de la marque à la pomme.

 

Safra A. Catz, dans l’aura Oracle

Elle fait partie des rares personnes, avec Peter Thiel (Paypal), à vouloir “aider” l’administration Trump. Membre active du American Technology Council (ATC), Safra Catz partage les fonctions de CEO d’Oracle avec Mark Hurd depuis septembre 2014. L’Israélo-Américaine de 55 ans a pris les commandes du géant américain des logiciels après quinze années passées au sein de l’entreprise.

Etendard de la méritocratie à l’américaine, Safra Catz a un parcours sans faute : de la prestigieuse Brookline High School dans le Massachusetts à un diplôme de Droit à l’Université de Pennsylvanie en passant par l’école de commerce Wharton School. Larry Ellison, le célèbre cofondateur d’Oracle, l’a choisie en tant comme conseillère juridique en 1999.

Avant d’être nommée à la tête d’Oracle, elle supervisait la gestion financière de l’entreprise. Ce qui lui a valu la place de la femme la mieux payée au monde (43 millions de dollars) en 2013, selon Fortune.

 

Meg Whitman, la Business Woman politisee de la Vallée

 

 

Cette Républicaine a deux casquettes : figure de la planète tech et femme politique. Meg Whitman a pris la tête d’Hewlett Packard (imprimantes et ordinateurs) en 2011 avant de devenir la CEO d’Hewlett Packard Entreprise (services pour les entreprises) lors de la scission de l’entreprise en 2015.

L’Américaine de la côte Est, diplômée de la maîtrise en administration des affaires d’Harvard, a sorti son épingle du jeu en faisant décoller eBay. À la tête du site de e-commerce de 1998 à 2008, Meg Withman a transformé la petite entreprise californienne en multinationale, faisant passer son chiffre d'affaires de 4 millions à 8 milliards de dollars. Une prouesse pour laquelle elle a été couronnée "première femme d’affaires au monde", par Fortune en 2014. Depuis, elle demeure en haut du classement.

L’été dernier, à l’aube de ses 61 ans, elle était pressentie pour prendre les manettes d’Uber. Des rumeurs renforcées par son départ du conseil d’administration d’HPE (Hewlett Packard Entreprise). Meg Whitman n’a finalement pas rejoint le géant du VTC et a conservé son titre de directrice générale d’HPE.

Présente également sur la scène politique, Meg Whitman a été candidate au poste de gouverneur de Californie en 2009 mais a été battue par l’actuel gouverneur démocrate, Jerry Brown.

 

 

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