Chine : démenti sur le boycott des produits Apple dans un climat tendu entre Washington et Pékin

Le responsable des achats du gouvernement chinois a démenti le boycott des produits Apple annoncé par Bloomberg. La firme à la pomme confirme que cette information était érronée. Une méfiance réciproque demeure entre la Chine et les Etats-Unis sur les produits de haute technologie, notamment suite aux diverses affaires de cyber-espionnage.

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Chine : démenti sur le boycott des produits Apple dans un climat tendu entre Washington et Pékin

Les produits d'Apple tels que les tablettes et ordinateurs portables ne sont pas exclus des listes de fournisseurs du gouvernement chinois, selon le responsable du centre d'achat du pays, contrairement à des informations de presse publiées mercredi 6 août.

Selon une dépêche de l'agence Bloomberg qui se basait sur des déclarations de sources gouvernementales, 10 produits Apple, dont les MacBook et les iPad, avaient été bannis de la liste de fournitures autorisées, pour des raisons de sécurité nationale.

Le Centre d'achats gouvernemental central, ainsi que le ministère des Finances et Apple lui-même, ont déclarés que la firme de Cupertino n'avait même jamais postulé pour être sur cette liste.

La liste évoquée cette semaine ne serait que l'une parmi tant d'autres dressée par Pékin en matière d'achats centraux et concernerait seulement les produits économes en énergie. Apple n'a jamais été sur cette liste, a déclaré par e-mail la firme à la pomme sans souhaiter vouloir donner plus de détails.

Enquête sur Microsoft

"Même si Apple propose des produits certifiés comme économes énergétiquement (...) les documents de confirmation nécessaires et les agréments légaux n'ont jamais été fournis", a expliqué à Reuters le ministère chinois des Finances. L'information a été confirmée par le Centre d'achat gouvernemental.

La confusion et les incertitudes entourant les produits Apple reflètent l'anxiété et la méfiance croissantes et réciproque entre la Chine et les entreprises de technologie étrangères.

La Chine a annoncé la semaine dernière l'ouverture formelle d'une enquête visant Microsoft qu'elle soupçonne d'infractions à la législation sur la concurrence. Pékin reproche notamment à Microsoft de ne pas avoir dévoilé un certain nombre d'informations sur son système d'exploitation Windows et sur sa suite bureautique Office.

Le gouvernement chinois a également interdit à ses agences de se procurer toute une série de logiciels de sécurité étrangers dont ceux fabriqués par le Kaspersky Lab et Symantec.

La suspicion mutuelle entre Pékin et Washington en termes de piratage informatique est par ailleurs montée d'un cran l'année dernière après les révélations de l'ex-consultant des services secrets américains Edward Snowden, le Département de la justice américains ayant par ailleurs inculpé cinq officiers chinois en mai dernier pour espionnage industriel à grande échelle.

Avec Reuters

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