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Comme la France et son French Tech Visa, l’Australie part à la chasse aux talents avec un visa dédié aux start-up

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Le gouvernement fédéral australien a ouvert le 1er juillet 2018 un programme de recrutement de talents avec un nouveau visa dessiné pour répondre aux besoins des start-up en ressources humaines. Avec une politique favorable au développement des start-up, l’Australie entend ainsi consolider la croissance de l'écosystème.

Comme la France et son French Tech Visa, l’Australie part à la chasse aux talents avec un visa dédié aux start-up
Comme la France et son French Tech Visa, l’Australie part à la chasse aux talents avec un visa dédié aux start-up © Lachlan Fearnley - Wikimedia commons

L’Australie part à la chasse aux talents pour ses start-up. Le gouvernement fédéral australien a ouvert le 1er juillet 2018 un nouveau programme pilote d’accès à son territoire, baptisé "Global Talent Scheme", spécialement taillé pour répondre aux demandes des start-up.

Ce plan s’insère dans une politique particulièrement favorable aux jeunes pousses. Celles-ci bénéficient en effet déjà d’importants crédits d’impôt et de nombreuses actions en leur faveur. Et les gouvernements régionaux australiens multiplient déjà les créations d’accélérateurs de business pour les start-up. Des démarches qui semblent payer, puisque l’Australie s’est dotée d’un important tissu de start-up dans des secteurs comme l’AgriTech, la FoodTech ou la FinTech et compte déjà de joli success-story à son compteur.

La chasse aux talents

Avec ce nouveau programme, l’objectif est aujourd’hui clair pour le pays : pallier le déficit de compétences et attirer de nouveaux travailleurs hautement qualifiés sur le sol australien. "Le ‘Global Talent Scheme’ est destiné à faciliter à nos entreprises l’accès aux meilleurs talents internationaux, a expliqué le ministre de la Citoyenneté et des Affaires Multi-culturelles Alan Tudge. C’est un complément des visas existants pour mettre la main sur des compétences de niche qui ne peuvent pas être visées sous les autres programmes de visas".

Concrètement, les start-up pourront accéder à 5 visas prioritaires par an. Les compétences requises pour les futurs titulaires du visa n’ont pas obligatoirement à figurer sur la liste des métiers déjà établie par le gouvernement et qui permet d’accéder à d’autres visas actuellement mis en place. L’entreprise doit également prouver qu’elle a d’abord cherché à engager un Australien. Une fois attribué, le visa aura une durée de 4 ans et sera un pont vers le statut de résident pour son titulaire. Mais, avant toute chose, l’entreprise devra se voir reconnaître le statut de start-up afin d’accéder à ces visas.

Le Ministère des Affaires Intérieures met en place un panel d’experts de l’industrie des technologies qui sera chargé de vérifier si l’entreprise est bien une start-up. D’après les premières informations, ces jeunes pousses devront opérer dans le secteur des technologies et avoir levé au moins 50 000 dollars australiens auprès d’un fonds d’investissement reconnu. Les premiers visas devraient être rapidement délivrés puisque le gouvernement entend traiter les demandes sous un délai de 17 à 30 jours.

 

Un soulagement pour les spécialistes

Ce visa était très attendu par les experts du secteur. L’organisation StartupAUS, un groupe de soutien aux entreprises du secteur, s’est dit particulièrement soulagé par la nouvelle. "Le talent est l’unique grand facteur qui ralentit les start-up en Australie, a commenté Alex Gruszka, le CEO de StartupAUS, ce plan ne représente pas un énorme nombre de visas, mais ces 5 visas annuels devraient jouer un rôle critique, a-t-il poursuivi. Si vous pouvez engager la personne adéquate, vous débloquez un facteur de croissance dans votre entreprise." Le programme baptisé "Global Talent Scheme" permet également aux entreprises de plus grande taille de faire venir de nouveaux talents, à d’autres conditions. A l’essai pour un an, ces visas devraient être reconduits en 2019.


Une initiative qui se rapproche du French Tech Visa lancé en juin 2017 et aux initiatives du gouvernement français pour attirer les compétences. La guerre des talents entre entreprises était déjà intense, cette fois, elle s'intensifie entre les pays.

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