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Comment Netexplo déniche ses start-up improbables

Depuis 2008, l’observatoire Netexplo (ex Explorateurs du Net) présentent dix innovateurs numériques d’exception repérés sur toute la planète. Mais comment font-ils ?
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Comment Netexplo déniche ses start-up improbables
Comment Netexplo déniche ses start-up improbables © capture d'écran Dailymotion - Netexplo

Autant l’avouer, chaque année, les dix lauréats du prix Netexplo sont de vraies découvertes pour le public, à 80% français, du Forum qu’organise cet observatoire de la transformation de la société par le numérique, depuis 2008. Cette année encore, l’observatoire a fait émerger du Kenya un projet de hub internet mobile (type Domino) mais open source baptisé BRCK. En Israël, il a repéré l’algorithme Wibbitz, qui synthétise un article écrit pour en faire une restitution multimédia sur smartphone en quelques secondes. Et en Allemagne une application mobile, Soma, qui permet d’analyser la voix, le sommeil, et la coordination main-œil pour détecter les signes avant coureur d’un burnout.

 

Retrouvez les dix lauréats du palmarès de Netexplo en vidéos

 

En 2013, il faisait déjà découvrir le premier tatouage communicant.  En 2012 une canne blanche vraiment intelligente. En 2009,  un service de crowdfunding,  Ushahidi, au Kenya. Et dès 2007, Netexplo, à peine créé, faisait entrer dans son palmarès annuel des 100 initiatives numériques mondiales les plus prometteuses (Netexplo 100) le désormais célèbre Twitter et ou le système de reconnaissance musical Shazam. De quoi alimenter une base de données mutlimédias de plusieurs centaines de projets digitaux de rupture internationaux, qui alimente les études que l’observatoire réalise pour sa trentaine de clients, principalement de grandes entreprises françaises.

Un réseau d’étudiants de 16 universités

Persuadé que ce sont les usages, plus que les technologies, qui portent la transformation digitale de la société, le co-fondateur et président de Netexplo, Thierry Happe, défend aussi l’idée que, "tout ne se passe pas sous l'angle San Francisco-Paris. Il nait beaucoup d’innovations sans les pays émergeants, explique-t-il, car ils ont moins le poids du passé et se tournent vers l'avenir. Ils ont également une classe moyenne qui émerge. Et ce sont des pays qui ont toujours innové, sans avoir des moyens très importants et ont cette culture de  l’innovation frugale."

Pour autant, cette innovation n’est pas si facile à repérer. L’observatoire a donc tissé un réseau de "capteurs", des étudiants de 16 universités dans le monde, dont HEC, en France. Durant trois semaines, ces centaines d’étudiants vont repérer les innovateurs autour d’eux. 1 024 dossiers ont ainsi été remontés en 2013.  Les dossiers sont ensuite soumis à une première étude, par sujets, par les experts internationaux collaborant  avec l’Observatoire. Ils en présélectionnent 250. Puis un deuxième filtre sélectionne les 100 du palmarès de l’année.

Les dossiers de ces 100 finalistes sont, à leur tour, étudiés par des experts n’ayant pas participé au préalable à leur étude, pour déterminer les 10 lauréats. Sans qu’aucun jury formel ne se soit réuni. "Mais nous incitons les experts à contacter les porteurs de projets", précise Thierry Happes. La méthode est un peu empirique, mais semble donner de bons résultats. L’idée étant surtout de faire découvrir des idées neuves nées ailleurs ou plus près, mais qui sortent du champs des grands médias.  Avant Netexplo 2014, connaissiez-vous Shodan, ce moteur de recherche américain, qui non seulement recense les objets connectés mais en plus en détecte les failles de sécurité ?  

Aurélie Barbaux

 

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