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Cruise demande aux Etats-Unis de favoriser le déploiement de véhicules autonomes

Vu ailleurs La loi américaine est-elle trop restrictive pour le développement des véhicules autonomes ? C'est ce que pensent plusieurs acteurs du secteur. Allant dans ce sens, Cruise a récemment envoyé une lettre au président Joe Biden afin de lui demande de lever la restriction concernant le nombre de véhicules autonomes que peut mettre en circulation une entreprise.
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Cruise demande aux Etats-Unis de favoriser le déploiement de véhicules autonomes
Cruise demande aux Etats-Unis de favoriser le déploiement de véhicules autonomes © Cruise

Cruise a demandé au président des Etats-Unis Joe Biden de soutenir les efforts de la recherche dans le domaine de la conduite autonome. La filiale de General Motors, craint que le pays prenne du retard sur la Chine et souhaite donc que le gouvernement soutienne les efforts consistant à déployer des milliers de véhicules autonomes sur les routes américaines, rapporte Reuters. Dan Ammann, le CEO de Cruise, a fait part de ses craintes à Joe Biden dans une lettre datée du 17 mai que l'agence de presse vient seulement de consulter. La Maison Blanche a refusé de commenter l'information.

Un nombre limité de véhicules autonomes
Dan Ammann demande au président de soutenir la législation visant à augmenter le plafond du nombre de véhicules autonomes qu'une société peut demander à mettre en circulation. Pour que ces véhicules autonomes circulent sur des routes ouvertes, les entreprises doivent exempter chaque véhicule de certaines règles de sécurité supposant qu'un conducteur humain contrôle le véhicule. Cette contrainte "agit comme un obstacle exclusivement américain à la construction de ces véhicules à grande échelle aux États-Unis", explique Dan Ammann.

"L'approche descendante et centralisée de la Chine n'impose aucune contrainte similaire à l'industrie locale du véhicule autonome", explique encore le CEO de Cruise. "Nous ne recherchons, n'exigeons ni ne désirons de financement gouvernemental ; nous sollicitons votre aide pour uniformiser les règles du jeu". Il cite également des études qui estiment que le secteur des véhicules autonomes devrait "créer et maintenir 108 000 emplois au cours des 5 prochaines années".

Un amendement bloqué
Un amendement à un projet de loi visant à redresser la compétitivité des États-Unis face à la Chine augmente ce plafond des véhicules autonomes pouvant être mis en circulation. Toutefois, cet amendement, proposé par le sénateur John Thune, a récemment été bloqué face à l'opposition des syndicats et des avocats des plaignants.

L'amendement prévoit que la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) puisse exempter 15 000 véhicules par constructeur, puis jusqu'à 80 000 dans les trois ans suivant son adoption. La NHTSA devant certifier que les véhicules autonomes exemptés sont au moins aussi sûrs que les véhicules conduits par des humains.

Une industrie à la traîne ?
Si ce frein n'est pas levé, Dan Ammann craint que dans le futur "l'industrie américaine du véhicule autonome sera à la traîne, le développement dans l'intelligence artificielle stagnera et nos concurrents étrangers feront la course en tête". Cruise n'est pas le seul acteur du secteur à demander des changements législatifs. Waymo, la filiale d'Alphabet, et d'autres entreprises réclament depuis des années que le Congrès favorise le déploiement des véhicules autonomes.

Waymo et Cruise ont demandé aux autorités californiennes la possibilité de pouvoir commercialiser auprès du public des courses en robot taxi. En octobre dernier, rappel Reuters, Cruise a annoncé son intention de demander l'approbation de la NHTSA pour déployer un nombre limité de véhicules Cruise Origin qui sont sans volant ni pédale. Ce véhicule a spécialement été conçu pour alimenter des services de mobilités autonomes et partagées.

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