Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

Cybersécurité : Le site No More Ransom a permis de sauver un milliard d'euros de rançon

Le site No More Ransom, qui propose des clés de déchiffrement pour 151 familles de ransomwares, a permis d'économiser près d'un milliard d'euros. En cinq ans d'existence, plus de six millions de victimes ont ainsi été aidées. 
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

Cybersécurité : Le site No More Ransom a permis de sauver un milliard d'euros de rançon
Cybersécurité : Le site No More Ransom a permis de sauver un milliard d'euros de rançon © Unsplash

Le site internet "No More Ransom" fête ses cinq ans et a déjà permis de sauver près d'un milliard d'euros qui étaient exigés par des hackers. Cette initiative du National High Tech Crime Unit de la police néerlandaise, du European Cybercrime Centre basé à Europol, Kaspersky et de McAfee a pour objectif d'aider les victimes de ransomwares à retrouver les données chiffrées par les hackers. 

Un rançongiciel est un malware qui chiffre l'intégralité des données se trouvant dans un système d'information. Les cybercriminels proposent une clé de déchiffrement en échange d'une rançon, qui atteint parfois des sommes très élevées, payable en bitcoin donc impossible à annuler une fois payée. Le paiement de la rançon est dans tous les cas vivement déconseillé car il alimente cette activité criminelle et n'assure pas une récupération des informations dérobées. 

151 familles de ransomwares
Disponible en 37 langues, le portail No More Ransom propose un portefeuille de 121 outils capables de déchiffrer 151 familles de rançongiciels grâce à la participation de 170 entités publiques et privées. Au total, en cinq ans d'existence, il a aidé plus de six millions de personnes à récupérer leurs données gratuitement. 

En pratique, le site possède un outil baptisé "Crypto Sheriff" conçu pour déterminer le type de ransomware, ce qui permet ensuite de trouver une solution de déchiffrement. La victime doit simplement mentionner l'email, l'URL de site Web, l'adresse onion ou l'adresse bitcoin inscrit sur la demande de rançon. 
 

Faire de la prévention
Le site propose également une série de conseils préventifs pour éviter d'être infecté par un rançongiciels. Il rappelle l'importance de sauvegarder régulièrement les données stockées sur un ordinateur sur le cloud et un support physique, de ne pas cliquer sur les liens contenus dans les spams, les emails inattendus ou suspects ainsi que d'utiliser l'authentification multifactorielle (AMF) sur les comptes en ligne. 

Cette initiative s'inscrit dans un contexte de multiplication des attaques par ransomware. L'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi), le gendarme français de la cybersécurité, déclare avoir reçu quatre fois plus de signalements liés à des rançongiciels en 2020 par rapport à 2019. 

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.