Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

Des start-up spécialisées dans la livraison de courses accusées d'entente par Bruxelles

Les locaux de plusieurs start-up spécialisées dans la livraison à domicile de nourriture ont été inspectées par des agents de la Commission européenne. Celle-ci suspecte une entente anticoncurrentielle. Leurs noms n'ont pas été divulgués.
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

Des start-up spécialisées dans la livraison de courses accusées d'entente par Bruxelles
Des start-up spécialisées dans la livraison de courses accusées d'entente par Bruxelles © Unsplash

La Commission européenne enquête sur les start-up de livraison en ligne de denrées alimentaires, produits d'épiceries et d'autres biens de consommations. Des agents ont effectué des "inspections inopinées" dans les locaux de certaines – dont l'identité reste confidentielle – au sein de deux Etats membres.
 

Un accord anticoncurrentiel

Elle craint que les entreprises concernées n'aient enfreint la réglementation anticoncurrentielle européenne qui interdit les cartels et les pratiques commerciales restrictives. En l'espèce, l'enquête porte sur "un accord ou une pratique présumée concertée visant à partager les marchés nationaux de la commande et de la livraison de denrées alimentaires, de produits d'épicerie et d'autres biens de consommation dans l'Union européenne".

Précision importante, ces inspections ne signifient pas que les entreprises concernées sont coupables ni ne préjugent de l'issue de l'enquête. De plus, il n'y a pas de délai légal pour mener à bien les enquêtes sur les comportements anticoncurrentiels. Leur durée dépend d'un certain nombre de facteurs, dont la complexité de chaque affaire, le degré de coopération des entreprises concernées avec la Commission et l'exercice des droits de la défense.

La floraison des start-up de livraison

Ces derniers mois, les start-up spécialisées dans la livraison à domicile de produits alimentaires ont explosé. Après Glovo et Gopuff, d'autres comme Flink, Everli ou encore Gorillas se sont lancées sur ce marché dont le modèle repose sur des "dark stores", un réseau de micro-entrepôts situés au plus près de clients. En quelques mois, elles ont levé des millions (240 millions pour Flink, 244 millions pour Gorillas, 550 millions pour Getir...).

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.