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Didi écope d'une amende de 1,2 milliard de dollars en Chine

Vu ailleurs La Chine inflige une amende de 1,2 milliard de dollars à Didi suite à son enquête concernant la gestion des données de l'entreprise. Le prononcé de cette sanction devrait permettre à Didi d'enregistrer de nouveaux clients et de proposer de nouveau ses applications sur les smartphones. L'entreprise de VTC devrait également pouvoir poursuivre son projet de cotation à la bourse de Hong Kong.
mis à jour le 21 juillet 2022 à 10H32
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Didi écope d'une amende de 1,2 milliard de dollars en Chine
Didi écope d'une amende de 1,2 milliard de dollars en Chine © Didi Chuxing

Mise à jour le 21/07/2022 : La fin d'une année compliquée pour Didi. Comme évoqué dans la presse, le régulateur chinois a annoncé le jeudi 21 juillet 2022 avoir infligé une amende de 1,2 milliard dollars à l'encontre de l'entreprise de VTC (8,03 milliards de yuans).

L'administration chinoise du cyberspace (CAC) affirme que Didi a violé la loi notamment en matière de protection des données personnelles. Par exemple, l'entreprise aurait stocké des informations personnelles de plus de 57 millions de chauffeurs dans un format qui n'est pas suffisamment sécurisé et des données de passagers auraient été analysées à leur insu. L'ensemble des infractions reprochées se sont étalées sur une période de 7 ans à compter de 2015.


Article original : Les autorités chinoises se préparent à infliger une amende de plus d'un milliard de dollars à Didi (plus de 8 milliards de yuan), affirme Reuters confirmant une information du Wall Street Journal. Cette amende sera l'aboutissement d'une enquête menée sur les pratiques en matière de cybersécurité de l'entreprise de VTC.

L'amende devrait correspondre à environ 4,7% des revenus de Didi sur l'année dernière, selon les sources proches du dossier. Il semblerait que Didi avait provisionné 10 milliards de yuans pour une éventuelle amende, soit plus que les 8 milliards de yuans envisagés.

 

Levée des sanctions

Dans la foulée de cette sanction, Pékin devrait assouplir les restrictions émises à son encontre et qui empêchent Didi d'ajouter de nouveaux utilisateurs. Les différentes applications exploitées par Didi devraient également être à nouveau disponible sur les magasins d'applications.

L'entreprise de VTC chinoise a été fondée en 2012 par Will Wei Cheng. Aujourd'hui, Didi est soutenue par SoftBank et Uber, deux investisseurs étrangers. Mais surtout l'entreprise a fait le choix de s'introduire à la bourse de New York contre l'avis des autorités. Cette décision a contrarié Pékin. L'administration chinoise du cyberespace (CAC) a alors ouvert une enquête sur Didi accusé d'avoir collecté illégalement des données personnelles. L'entreprise de VTC possède de nombreuses informations sur les trajets réalisés par les individus. Le CAC semblait chercher à savoir comment s'assurer qu'elle ne procède pas à une analyse des comportements et habitudes individuels.

Suite à l'ouverture de son enquête, le CAC a demandé aux magasins d'applications de retirer 25 applications mobiles exploitées par Didi. En décembre dernier, face aux pressions du régulateur chinois, Didi a annoncé officiellement se retirer de la bourse de New York.

A noter que le CAC a également ouvert des enquêtes sur deux autres entreprises technologiques ayant faire leur introduction sur les marchés boursiers américains : Full Truck Alliance et Kanzhun. Ces deux entreprises ont déclaré fin juin que le régulateur avait donné à leurs applications le feu vert pour reprendre les enregistrements de nouveaux utilisateurs.

Une cotation à Hong Kong ?

En cas d'amende de plus d'un milliard de dollars, ce serait la plus lourde sanction infligée à une entreprise technologique chinoise depuis les condamnations d'Alibaba  et Meituan à respectivement 2,75 milliards et 527 millions de dollars émises l'année dernière. L'amende d'Alibaba équivalait à environ 4% de ses ventes intérieures en 2019, tandis que celle de Meituan équivalait à 3% de ses ventes intérieures en 2020.

L'enquête a fortement pénalisé Didi. Les restrictions prononcées à son encontre ont permis à ses concurrents de gagner des parts de marché, notamment les services de VTC exploités par Geely et SAIC Motor. La décision du CAC va mettre fin à une enquête d'un an et permettra à Didi de poursuivre une deuxième cotation à Hong Kong.

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