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Docaposte (La Poste) veut se positionner comme "tiers numérique de confiance" dans l'e-santé

Docaposte, filiale du groupe La Poste spécialisée dans le numérique, dévoile une nouvelle étape stratégique : réconcilier le patient, le médecin et le médico-social. Une évolution qui n'est possible qu'avec un tiers de confiance numérique qu'elle compte bien incarner, au travers d'une plate-forme digitale de santé développée pour le projet "Territoire de santé de demain" en Alsace.
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Docaposte (La Poste) veut se positionner comme tiers numérique de confiance dans l'e-santé
Docaposte (La Poste) veut se positionner comme "tiers numérique de confiance" dans l'e-santé © Pixabay/rawpixel

Docaposte est la filiale du groupe La Poste en charge du numérique dans quatre secteurs : le banque et l'assurance, le secteur public, le mass market et l'e-santé. "Docaposte s'intéresse à la santé depuis huit ans via le stockage des données de santé", explique Régis Sénégou, directeur de marché e-santé chez Docaposte. Ce positionnement a fait de la filiale le premier hébergeur des "Dossiers pharmaceutiques" (DP) qui sont aujourd'hui au nombre de 45 millions.

 

Réconcilier le patient, le médecin et le médico-social

Cet outil permet de recenser, pour chaque bénéficiaire de l'assurance maladie qui le souhaite, tous les médicaments délivrés au cours de quatre derniers mois. Après avoir travaillé avec l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), le groupe de cliniques Elsan pour créer un assistant digital présenté au CES 2018, Docaposte veut changer d'échelle en réconciliant "trois sphères" : le patient, le médecin et le médico-social.

 

"On est face à de grands enjeux de transformation du système de santé : pression dans les urgences, maintien à domicile des séniors, maladies chroniques… Il en résulte la nécessité de s'occuper des gens chez eux", schématise David de Amorim, interviewé par L'Usine Digitale le 25 novembre 2019. Pour David de Amorim, directeur de l'innovation e-santé de Docaposte, "cela n'est possible qu'avec la création d'un tiers numérique de confiance que l'on veut incarner".

 

Un projet de plate-forme très concret

"Cette réconciliation peut sembler utopique, mais on a déjà commencé à la mettre en place avec le projet 'Territoire de santé de demain'." David de Amorim fait référence à un méga projet porté par la ville et l’Eurométropole de Strasbourg qui "pèse entre 110 et 120 millions d'euros" et dans lequel Docaposte a investi. "Ces montants sont sans précédent dans le secteur de l'e-santé en France", indique-t-il.

 

 

La filiale de La Poste compte bien apporter sa pierre à l'édifice avec la création d'une plate-forme digitale SaaS. Ce projet réunit de nombreux acteurs, au rang desquels figurent l'Institut hospitalo-universitaire, l'université de Strasbourg, les Hôpitaux universitaires de Strasbourg, l'Agence régionale de santé (ARS) Grand Est, l'Union régionale des professionnels de santé Médecins libéraux, le pôle de compétitivité de la filière en santé France Biovalley, le Conseil départemental du Bas-Rhin, les Communautés de communes de l’Alsace Bossue, de Hanau la petite Pierre et de Saverne Marmoutier Sommerau et l'Agence d’innovation du Grand Est (Grand E-Nov).

 

Apporter l'excellence dans des territoires reculés

L'ambition est de déployer des services innovants à très large échelle. "L'idée de 'Territoire de santé de demain' est d'ouvrir l'excellence de tous ces instituts et programmes jusque dans des déserts médicaux", précise David de Amorim. Un premier projet a été lancé avec le suivi post-opératoire des chirurgies bariatriques (type de chirurgie consistant à restreindre l'absorption des aliments en diminuant l'apport calorique journalier). "Là où une start-up aurait mis entre 5 à 10 ans, on a mis un an seulement à lancer ce programme", se félicite le directeur innovation.

 

Cette nouvelle phase stratégique présentée par Docaposte s'accompagne du lancement d'un comité scientifique spécialisé dans la santé et le numérique pour "contribuer à faire émerger une filière d'excellence en France". Il compte 10 membres, parmi lesquels on trouve des médecins, des universitaires et des acteurs privés qui devront mener des réflexions autour de l'e santé. "Ce sont tous des visionnaires faiseurs. On ne voulait pas d'un comité Théodule", précise Régis Sénégou.

 

Devenir le leader de l'e-santé en France

Plus largement, Docaposte espère devenir le leader de l'e-santé en France. Alors la filiale multiplie les acquisitions. En juin 2017, elle a lié un partenariat avec le groupe Tactio spécialisé dans la télésurveillance au Canada. Plus récemment, en novembre 2019, Docaposte a acquis Icanopée, un éditeur spécialisé dans l'exploitation du Dossier médical partagé (DMP). "En 2020, on va continuer les investissements de ce type plus ou moins gros. On compte également investir dans des briques technologiques mais qui possèdent un modèle économique qui commence à s'installer", confie Régis Sénégou.

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