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E-gouvernement : la France s’engage à 100% de services en ligne dans un an

Classée au 4e rang mondial en matière d’e-gouvernement par l’ONU, la France veut mieux faire. Le secrétaire d’État chargé de la réforme de l’État et de la simplification, Thierry Mandon, a présenté sa stratégie de transformation numérique, ce mercredi 17 septembre 2014, lors du Conseil des ministres.
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E-gouvernement : la France s’engage à 100% de services en ligne dans un an
E-gouvernement : la France s’engage à 100% de services en ligne dans un an © Pascal Guittet - L'Usine Nouvelle

En matière d’e-gouvernement, le design et le marketing ne suffisent pas. Le Royaume-Uni, très fier de son site unifié au design léché gov.uk, qui doit lui faire économiser 50 millions de livres (environ 59 millions d’euros), n’est classé que 8e dans le dernier rapport  "United Nations e-Government survey 2014" de l’ONU, publié tous les deux ans.

En 2003, la France figurait en 7e position de ce classement. En 2014, elle a décroché la 4e place, derrière la Corée du sud (1er), l’Australie (2e) et Singapour (3e). Elle se classe même première pour l’Europe devant  les Pays-Bas (5e) ou la Finlande (10e).

Ce classement est calculé sur trois indices clés : les services en ligne, les infrastructures de télécommunication et le capital humain. La France doit son bon rang notamment à sa stratégie d’open data et d’open source.

Vers un état plate-forme

Mais la transformation numérique de l’Etat n’est qu’au milieu du gué. Et ce 17 septembre, Thierry Mandon, secrétaire d’État chargé de la réforme de l’État et de la simplification, a présenté sa stratégie lors du Conseil des ministres.

Au menu : la présentation d’un système d’information unique pour l’Etat (avec des annonces d’investissement dans les infrastructures, via un appel à projet et des fonds des investissements d’avenir) , la présentation du réseau interministériel et de la stratégie d’un "État plate-forme" pour créer autrement des services publics numériques en s’inspirant des politiques, justement "plate-forme", des géants du net comme Amazon.

Thierry Mandon a également rappelé l’engagement - récent - de la France au sein du Partenariat pour le Gouvernement ouvert, et confirmé la création d’un poste d’administrateur général de données, l’équivalent des "chief data officers" des entreprises privées, ainsi que le soutien de l’État au projet BANO (Base d’adresses nationales ouvertes) initié par OpenStreetMap France.

Il en a, bien sûr, profité pour rappeler l’avancée de la politique d’open data, en égrenant la liste de plusieurs dizaines de nouvelles sources de données publiques certifiées ouvertes depuis le début 2014, comme les prix des carburants en France depuis 2007 par le ministère de l’Economie, l’aide publique au développement de la France (au standard IATI)  par le ministère des Affaires étrangères, les chiffres de consommation du Médiator, issus des données livrées par la Caisse nationale d’Assurance maladie via le Collectif Initiative Transparence Santé ou encore la réserve parlementaire 2013 de l’Assemblée nationale via Regards Citoyens.

Avec un bilan positif pour Etalab : plus de 200 nouveaux comptes actifs, plus de 100 nouvelles réutilisations, 13 000 jeux de données, 35 000 ressources associées et 1300 réutilisations publiées.

100% de services publics en ligne fin 2015

Thierry Mandon a aussi tenu à rappeler les efforts de simplification engagés, comme l’expérimentation Marché Public Simplifié (MPS), qui permet à certaines entreprises de répondre à certains marchés publics en ne fournissant qu’un numéro de SIRET pour s’identifier. Le système devrait être généralisé au début de l'année 2015.

Le dispositif d’Etat numérique promet également, dès la semaine prochaine, la publication d’un baromètre, mis à jour régulièrement, sur l’usage des services publics numériques. On sait par exemple qu’aujourd’hui 53% des Français payent leurs impôts en ligne, 93 % effectuent leur demande d’extrait de casier judiciaire en ligne et plus de 80 % des agriculteurs effectuent des demandes d’aide au titre de la Politique Agricole Commune (PAC) via Internet.

Une ordonnance sera également adoptée sous deux mois pour permettre à tout citoyen de saisir l’administration par simple courriel ou au moyen d’un service en ligne. "Dans un délai d’un an, 100 % des démarches concernant l’État et qui ne requièrent pas de présence au guichet seront réalisables en ligne", écrit Thierry Mandon, dans sa communication. Le rendez-vous est pris.

Aurélie Barbaux

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