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Electronique imprimée : la France passe-t-elle à côté d’une filière d’avenir ? 

Encore émergente, la filière française de l’électronique imprimée se prépare à entrer en production dès 2014. Pour passer ce cap difficile, elle réclame un programme spécifique de soutien de l’Etat. Sans succès pour l’instant.

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Electronique imprimée : la France passe-t-elle à côté d’une filière d’avenir ?
Electronique imprimée : la France passe-t-elle à côté d’une filière d’avenir ?  © DR

"L’électronique imprimée française n’est plus juste une affaire de R&D, elle s’apprête à se concrétiser par des produits innovants sur le marché", martèle Jean-Yves Gomez, Président de l’Afelim, l’association regroupant les acteurs impliqués dans le développement de l’électronique imprimée en France.

C’est pour passer ce cap difficile de l’industrialisation que la filière réclame à l’Etat un programme spécifique de soutien des PME et start-ups. En ouvrant les troisièmes rencontres de l’électronique imprimée, le 27 mars 2013, à Paris, le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, s’est bien félicité de la création de cette filière d’avenir, il y a trois ans. Mais il s’est contenté de rappeler les dispositifs d’aide publique existants comme le crédit impôt recherche, le crédit d’impôt compétitivité et emploi, ou la BPI (banque publique d’investissement) et n’a annoncé aucun projet de programme de soutien spécifique à cette filière.

Un marché de 40 milliards d’euros en 2020

Pour Jean-Yves Gomez, également PDG-fondateur d’Isorg, une start-up grenobloise qui développe des interfaces tactiles à base de capteurs imprimés, il est essentiel que la France se positionne sur cette filière d’avenir qui, selon le cabinet d’études IDTechEx, pourrait générer un marché mondial de 40 milliards de dollars en 2020 et 300 milliards de dollars en 2030 (la valeur actuelle du marché des semi-conducteurs à base silicium).

100 000 emplois dans 15 ans

Selon l’Afelim, la filière française compterait aujourd’hui environ 60 entreprises et labos, mobilisant au total 2000 chercheurs. "Nous étions seulement 100 personnes il y a 3 ans", confie Jean-Yves Gomez qui voit dans cette filière le potentiel de créer quelque 100 000 emplois dans 15 ans en incluant tout l’écosystème (équipements de production, matériaux, gaz, etc.).  A priori, cette technologie offre l’avantage d’avoir vocation à conserver la production en France. "La main d’œuvre ne représente que 10 à 15% des coûts de production, estime-t-il. Trop faible pour justifier une délocalisation."

Près de Grenoble, une pépinière industrielle dédiée à l’électronique se construit pour un investissement de 15 millions d’euros financé en partie par la Caisse des Dépôts. Isorg compte s’y installer pour démarrer la production de volume au premier trimestre 2014.

Ridha Loukil

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