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Elon Musk, un industriel de rêve

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Elon Musk, un industriel de rêve
Elon Musk, un industriel de rêve © Pascal Guittet - L'Usine Nouvelle
Tony Stark, le fantasque industriel du blockbuster « Iron Man » existe bel et bien. Son nom ? Elon Musk. Son âge ? 44 ans. Sa profession ? Inventeur de génie, comme dans le film. La seule différence entre la fiction et la réalité, c’est le domaine où le « vrai » Tony Stark exerce ses talents. Elon Musk ne sévit pas dans l’industrie de l’armement, mais dans de multiples secteurs – beaucoup plus inoffensifs – du service de paiement en ligne PayPal (revendu aujourd’hui) au constructeur de voitures électriques Tesla Motors, en passant par les lanceurs spatiaux de SpaceX ou quelques autres projets fous comme l’Hyperloop.
L’entrepreneur californien, que certains comparent voire placent au-dessus de Steve Jobs, n’est pas un Géo Trouvetout incontrôlable. Bosseur acharné (il affirme qu’en dessous de 80 heures de travail par semaine, on n’a aucune chance d’innover !), ce titulaire d’une maîtrise de physique de l’université de Pennsylvanie s’est forgé sa propre méthode de management de l’innovation. Comme le montre l’enquête menée par notre journaliste Manuel Moragues en Californie, Elon Musk ne prend jamais rien pour acquis. Tout peut être « disrupter », comme le disent les startupers dans un mauvais franglais.
Au-delà de son culot (qui énerve ou fascine les bons vieux industriels), l’entrepreneur devient une icône. Il incarne une sorte de super-héros de l’industrie : il adore fabriquer, inventer, créer de nouveaux produits pour rendre accessible des services essentiels au plus grand nombre. À force de lire les aventures de ce patron incroyable, on ne peut s’empêcher de penser au début de l’industrie, au XIXe siècle. Quand les Eiffel, Michelin, Peugeot, Citroën, Eastman et autres Edison se lançaient dans la construction, l’automobile, le pneu, la photo ou les réseaux électriques, ils n’avaient d’autre envie que de changer le monde, comme Elon Musk.
Finalement, bien plus qu’à Steve Jobs, c’est à ces pères fondateurs de l’industrie que l’entrepreneur californien ressemble. Il redonne ses lettres de noblesse à ce secteur, il lui ajoute ce supplément d’âme que l’on a trop souvent tendance à oublier, obnubilés que nous sommes par nos ratios financiers. Elon Musk nous réapprend que l’industrie, avant d’être un business rentable, peut et doit être un rêve. Ce n’est pas la moindre des leçons qu’il nous donne.
Thibaut De Jaegher

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