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Entre les start-up et les grands groupes tout va bien mais pas assez vite

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"On est différent, mais on se comprend", telle pourrait être la formule qui résume la relation entre start-up et grands groupes qui apparaît dans le baromètre Village by CA et Bluenove. Si les deux mondes se rapprochent, la question du rapport au temps, des délais de décision et de paiement reste problématique. Décryptage.

Entre les start-up et les grands groupes tout va bien mais pas assez vite
Entre les start-up et les grands groupes tout va bien mais pas assez vite © Flickr cc

Si l’on en croît le baromètre réalisé (1) par le Village by CA et le cabinet de conseil Bluenove, l’idée selon laquelle c’est compliqué entre les start-up et les grands groupes est en passe de devenir caduque. Les deux mondes aux process et aux modes de fonctionnement aux antipodes ont appris à se connaître et se comprennent de mieux en mieux.

 

 

Une question d'équilibre 

Premier signe de cet "alignement", les uns et les autres trouvent que les objectifs de la collaboration sont plutôt clairs voire très clairs. C’est le cas de 84 % des grands groupes et de 71 % des start-up. Même au sujet épineux des conditions contractuelles, les avis convergent entre les représentants des deux mondes : 61 % des grands groupes et 60 % des start-up estiment que ces dernières sont très adaptées à leurs besoins. Rien d’étonnant donc si 77 % des entreprises aînées et 78 % des représentants de la nouvelle génération d’entreprises trouvent que la communication est facile, voire très facile entre les deux univers.

 

Même sentiment partagé pour ce qui est de la nature de la relation. Alors qu’on pourrait penser que le plus fort l’emporte à tous les coups, il ressort de cette étude, que 72 % des grandes groupes considèrent que leur relation est équilibrée voire très équilibrée avec les start-up qui, elles sont 69 % à penser de même. Le point saillant est que cette proportion a crû de 50 % en un an, date de la dernière édition. Il s’est passé quelque chose au cours des douze derniers mois, tout le monde semble avoir pris conscience de l’importance de la transformation numérique et avoir fait un pas vers l’autre. Mais des efforts ne doivent pas être relâchés. En effet, seulement une start-up sur deux (56 %) et 62 % des grands groupes pensent que leur culture a été respectée. Autrement dit, on se comprend, on arrive à travailler ensemble mais on ne se sent pas toujours complètement respecté.

 

Une question de rythme 

Seul point noir qui demeure : le temps, les délais. Pour les start-up, aller vite renvoie à leur raison d’être. Fnancées par des capitaux externes, il faut aller vite, croître vite pour réussir à opérer la fameuse traction. La grande entreprise travaille dans un univers où le rapport au temps est moins contraint. Le temps, c’est bien connu, c’est de l’argent et le profil de trésorerie des uns et des autres n’est pas le même. Le résultat est que pour 33 % des grandes entreprises le temps entre la prise de contact et la décision est rapide voire très rapide, quand seulement 29 % des start-ups le pensent.

 

Plus étonnant, les évolutions par rapport au premier baromètre vont en sens contraire : côté grandes entreprises, l’appréciation chute de 44  % en un an, quand les start-up satisfaites progressent de 35 %.  Sur l’exécution du contrat, les uns et les autres s’accordent pour trouver les délais lents voire très lents (70 % des grands groupes et 75 % des start-ups). Idem pour les délais de paiements : 64 % des entreprises ayant répondu, start-up ou grands groupes, les considèrent insuffisamment rapides.

 

... Et de retour sur investissement

Avec tous ces points positifs et négatifs, 60 % des grands groupes et 51 % des start-up déclarent mesurer le retour sur investissement de leur collaboration. Si le baromètre ne dit rien quant à la valeur de ce dernier, il révèle les indicateurs retenus de part et d’autre et personne en s’en étonnera, grands groupes et jeunes pousses ne jugent pas la rentabilité de leur investissement de la même façon. Pour les jeunes pousses, les indicateurs les plus souvent retenus mesurent les conséquences directes de leur collaboration : l’augmentation du chiffre d’affaires, le nombre de références et la visibilité sur la feuille de route sont les plus souvent cités. Côté grandes entreprises, ce sont les nouveaux usages et l’expérience utilisateur, le gain en termes du projet, l’accélération du projet, la conquête de nouveaux clients et l’optimisation des coûts qui le sont.

 

(1) Baromètre réalisé auprès de 154 start-up et 83 représentants de grands groupes.  Le questionnaire était disponible sur un site spécial ou via un chatbot via la page Facebook du Village by CA.

 

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