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Eon Reality flexibilise la réalité virtuelle

Créé en 1999, Eon Reality est un vétéran de la réalité virtuelle. Présente au salon Laval Virtual (Pays de la Loire) du 8 au 12 avril durant lequel elle a été primée pour son application médicale EyeSim, dédiée à l'apprentissage pour les ophtalmologues, l'entreprise met aussi en avant ses outils de développement et sa plate-forme de distribution, très flexibles.
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Eon Reality flexibilise la réalité virtuelle
Eon Reality flexibilise la réalité virtuelle © D.R.

L'entreprise américaine Eon Reality s'est vue décerner, mercredi 8 avril lors de la 17e édition du salon Laval Virtual, le prix Ingénierie, construction et formation pour EyeSim, un logiciel d'apprentissage et de simulation optique pour les ophtalmologues. L'application a été lancée en janvier dernier à la conférence ophtalmologique de l'AUPO (Association of University Professors of Ophthalmology) en Arizona (Etats-Unis). "Le projet a commencé il y a 4 ans, suite à la visite dans nos locaux d'un chirurgien convaincu du potentiel de l'apprentissage virtuel", a expliqué Mats Johansson, co-fondateur et président d'Eon Reality en recevant son prix.

Cibler le marché de l'éducation et de la formation

Certaines universités américaine se servent déjà d'EyeSim, notamment l'Ecole de médecine de Loyola, à Chicago, et l'American Association of Ophthalmology, qui regroupe de nombreux praticiens. EyeSim cible le marché des 20 000 écoles de médecine dans le monde, convaincue que l'apprentissage directement sur le corps humain est révolu. L'application peut-être utilisée avec un dispositif zSpace (voir photo) pour les examens et les travaux pratiques ou avec un smartphone équipé d'un dispositif similaire au Google Cardboard, vendu 10 dollars par Eon Reality, pour aider les étudiants à réviser.

Au-delà du domaine médical, cette même technologie est utilisée pour d'autres applications, par exemple dans l'industrie pétrolière, pour former les opérateurs en toute sécurité. "Nous travaillons notamment avec ExxonMobil pour la formation aux activités à risque", nous a confié Mats Johansson. Pour reproduire au mieux les conditions réelles de l'activité, les deux entreprises connectent à travers ce partenariat un simulateur dynamique (sorte de simulateur de vol) à un environnement virtuel.

Une plate-forme logicielle très flexible

Au-delà du contenu, Eon Reality commercialise des outils de développement. L'entreprise, a lancé en 2014, une plate-forme logicielle baptisée Eon Experience VR, pour distribuer ses applications, mais aussi celles développées par des développeurs tiers. Elle comporte déjà plus de 7000 programmes de réalité virtuelle ou augmentée, certaines gratuites, d'autres payantes. Celles fabriquées avec les outils d'Eon présentent l'avantage de fonctionner sur tous types de matériels : Oculus Rift DK2, Gear VR, zSpace, systèmes de type Cave, Google Cardboard et associés (casque Carl Zeiss)... Plus de trente systèmes sont compatibles au total. "Quand nous repérons quelque chose d'intéressant, nous le testons et si cela nous plaît, nous portons notre technologie dessus", détaille Mats Johansson. Une stratégie qui a déjà attiré plus de 36 millions d'utilisateurs sur la plate-forme.

Cette compatibilité est possible grâce à un système baptisé "injection template", qui permet à un même contenu d'être présenté différemment suivant le matériel utilisé. "Nous utilisons notre propre moteur. Nous l'avons depuis nos débuts, il y a 16 ans", précise Mats Johansson. Il permet aux développeurs de ne pas avoir à ce soucier de l'aspect matériel. Mieux encore, le système permet à une même application d'être affichée sur un écran classique, en réalité virtuelle ou en réalité augmentée, et de passer d'un mode à l'autre d'un simple clic. "Près de 90% des applications sur Eon Experience VR supportent ces trois modes", assure Mats Johansson. Un avantage certain par rapport aux plate-formes qui, comme l'Oculus Store, se limitent à un seul type d'appareil (les casques de réalité virtuelle).

Julien Bergounhoux

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