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Et si le portable se rechargeait en moins de 30 secondes ! 

Une lycéenne américaine a développé une supercapacité pour l’alimentation de téléphone portable. Elle se recharge en 20 à 30 secondes. S’il ne s’agit que d’un résultat théorique loin de l’industrialisation, la jeune femme a déjà reçu 50000 dollars de la part d’Intel.
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Et si le portable se rechargeait en moins de 30 secondes !
Et si le portable se rechargeait en moins de 30 secondes !  © Intel

Fatigué de voir la batterie de votre téléphone mobile tomber à plat et d’attendre des heures pour la recharger ? Easha Khare, une lycéenne de 18 ans de Saratoga, en Californie, pense avoir trouvé la solution. Il s’agit d’une supercapacité, qui, utilisée à la place de la traditionnelle batterie au lithium-ion, offrirait, selon l’inventrice, l’avantage de se recharger en seulement 20 à 30 secondes.

Une supercapacité (on dit aussi supercondensateur) est un composant électronique qui stocke l’énergie sous forme de charges électriques à des densités plus élevées que les condensateurs traditionnels utilisés dans les cartes d’alimentation de tous les appareils électroniques. Elle offre l’intérêt de se recharger et se décharger presque instantanément. Son utilisation se heurtait jusqu’ici à des limites de puissance, des contraintes d’encombrement et des problèmes de coûts.

Récompensée par l’Intel Foundation Young Science

En utilisant la nano-chimie, la lycéenne américaine semble avoir atteint une capacité de 238,5 F/g (Faraday par gramme), le triple des technologies traditionnelles, et une densité massique d’énergie de 20,1 Wh/kg, comparable à celle des batteries lithium-ion actuelles. De quoi envisager son intégration dans les mobiles avec le même encombrement que celui d’une batterie au lithium-ion. "Des applications potentielles existent également dans l’automobile, les écrans souples ou encore les vêtements intelligents", affirme Easha Kare, qui vient d’être récompensée par l’Intel Foundation Young Science par un prix de 50000 dollars.

Il s’agit là d’un résultat théorique prometteur que la lycéenne a validé dans l’alimentation d’une LED. Reste toutefois à en démontrer la faisabilité technique, d’abord au niveau du labo, puis au niveau industriel. Sans parler du problème de coût, plus de 1000 fois supérieur par unité d’énergie que celui des batteries actuelles. Une chose est sûre : le portable alimentée par supercapacité n’est pas pour demain.

Ridha Loukil

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