Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

[Etude EY] En 2020, les investisseurs ont privilégié les investissements de plus de 50 millions

Étude Janvier n'est pas seulement le mois des voeux et de la galette des rois. C'est aussi celui de la publication du baromètre du capital-risque d'EY, qui depuis plusieurs années récapitule les opérations de financement des start-up. Pour la France, 2020 est un bon cru. L'écosystème tricolore retrouve la deuxième place en Europe, devant l'Allemagne, grâce notamment à une belle progression des opérations de plus de 100 millions d'euros. 
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

[Etude EY] En 2020, les investisseurs ont privilégié les investissements de plus de 50 millions
[Etude EY] En 2020, les investisseurs ont privilégié les investissements de plus de 50 millions © Robert Anasch / Unsplash

Faire le compte rendu du nouveau baromètre du capital-risque publié comme chaque année par EY révèlera votre degré d'optimisme ou de pessimisme. Ces derniers noteront le très net ralentissement des fonds levés en 2020. Le taux de croissance n'est plus qu'à un seul chiffre, +7 % par rapport à 2019, où il atteignait 39 % (par rapport à 2018). Le pessimiste enchainera avec la chute du nombre d'opérations qui est passé de 736 à 620, soit un recul de 15,8%.

Près d'une levée sur trois de plus de 100 millions
Pourtant, il faut remettre ces quelques chiffres dans le contexte particulier de l'année 2020. Faut-il rappeler que c'est celle de la pandémie de Covid 19, du double confinement et d'une ambiance économique pas vraiment joyeuse ? En conséquence, assister à une progression des sommes levées est déjà une bonne nouvelle en soi. ON est en effet passé de 5,03 milliards à 5,39 milliards.

Le détail des données publiées par EY révèle notamment que le nombre d'opérations par taille a baissé sauf pour le "growth equity" c'est-à-dire les opérations de plus de 100 millions d'euros. En 2019, on en comptait 4 pour un total de 576 millions d'euros. En 2020, EY en a dénombré 9 pour 1,676 milliard d'euros. Pour le dire autrement et de façon saisissante, la part de ces opérations dans le total des levées de fonds est passé 11 % à 31 %.

Un top 5 très informatique
Cette tendance se confirme si on élargit aux opérations de plus de 50 millions d'euros. Elles ont progressé en nombre, de 16 en 2019 à 21 en 2020 et en montants totaux levés, qui sont passés de 1 299 à 2 435 millions d'euros. Les cinq plus grosses levées de fonds dépassent donc toutes les 100 millions. Avec en tête Voodoo et sa levée estimée à 400 millions, Mirakl (256 millions), Ynsect (190), Ecovadis (182) et Contentsquare (173). Les trois secteurs les plus dynamiques sont les logiciels et services informatiques, les services Internet et les "life science".

Autre bonne nouvelle : la France retrouve la deuxième place en Europe devant l'Allemagne où le total des fonds levés n'est "que" de 5,25 milliards d'euros, mais loin derrière les britanniques où  12,71 milliards d'euros ont été levés en 2020. Pour modérer le propos, on notera toutefois que pour les opérations supérieures à 50 millions d'euros qui ont progressé en 2020 en France, cette dernière reste troisième derrière les Britanniques (50 opérations) et les Allemands (28) avec 21 opérations.

Quand je me compare je me désole ?
Rien d'étonnant donc si le top 10 des opérations européennes, la France ne classe qu'une seule levée de fonds, celle de Voodoo. Le premier, le suédois Klarna, a levé près de 700 millions d'euros (693 exactement) et le dixième, le britannique Snyk, est à 318 millions d'euros. Pour rappel, la deuxième plus grosse levée française, celle de Mirakl, atteint 256 millions d'euros.

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

 
media