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[Etude Syntec Numérique] Deux tiers des entreprises ont alloué un budget à l'IA en 2018, mais...

C'est, assure-t-on, la prochaine révolution qui va tout changer. Pourtant, l'étude du Syntec Numérique et d'IDC publiée ce jeudi 14 juin 2018 montre que les dépenses d'investissement en matière d'intelligence artificielle sont encore très faibles. Mais, elles devraient très vite décoller. 
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[Etude Syntec Numérique] Deux tiers des entreprises ont alloué un budget à l'IA en 2018, mais...
[Etude Syntec Numérique] Deux tiers des entreprises ont alloué un budget à l'IA en 2018, mais...

A l'occasion de la publication de sa note de conjoncture annuelle, le Syntec Numérique a interrogé un panel d'entreprises sur leur degré d'avancement en matière d'intelligence artificielle (IA). Pas une journée ne se passe sans qu'une start-up prétende utiliser l'IA pour révolutionner un marché. Pas un mois sans qu'une étude ne révèle le nombre d'emplois menacés par l'IA ou la peur que cette dernière suscite chez les salariés. Sans oublier les tweets assassins de quelques trolls "experts" du sujet promettant le pire si on ne rien fait, tandis que le gouvernement a annoncé un grand plan en faveur de l'IA.

 

Des investissements plutôt modestes

Face à un tel bruit de fond, il est intéressant de savoir quelle part l'IA représente dans les 54 milliards d'euros de chiffres d'affaires enregistrés en 2017 par les entreprises du Syntec Numérique. En 2018, l'investissement des entreprises devrait être de... 186 millions d'euros, révèle une enquête réalisée par la fédération professionnelle et le cabinet d'études IDC. Au total, 34 % des entreprises interrogées n'ont ainsi pas alloué de budget à l'IA. Et seulement 22 % ont prévu de dépenser entre 100 000 et 1 million d'euros, tandis que 44 % dépenseront entre 0 et 99 999 euros. Ces résultats s'expliquent en partie par le degré de maturité des entreprises sur le sujet. Selon la classification du Syntec Numérique et d'IDC, seulement 27 % des entreprises ont une maturité forte : 16 % ont lancé des initiatives et 11 % ont des projets.

On peut voir le verre à moitié vide ou à moitié plein. Si ces données peuvent sembler modestes, il faut avoir en tête les 46 % d'entreprises avec une maturité moyenne qui devraient très vite se lancer, quand seulement 27 % déclarent n'avoir ni projet ni réflexion sur le sujet. Un signe ne trompe pas sur le potentiel. Les budgets alloués sur cette question croissent dans la majorité des firmes (52 %). 7 % déclarent avoir un budget en croissance de plus de 50 %. 18 % indiquent que la somme allouée à l'IA  a augmenté de 20 à 50 %. Seulement 9 % affichent un budget en baisse et 39 %, se disent prudentes mais pas encore prêtes, préférant la stabilité. 

 

Des cas d'usages très pragmatiques

Les entreprises ont été interrogées sur les déclencheurs qui "les ont poussées ou pourraient les pousser à mettre en place des systèmes d'IA". Il en ressort que leurs motivations sont très pragmatiques, loin des grands débats sur les mérites de l'IA. Ainsi 71 % pourraient sauter le pas pour obtenir une réduction des temps des process, 66 % pour améliorer opérations et process internes, 56 % pour réduire les coûts en automatisant le travail manuel et 53 % pour améliorer l'efficacité des collaborateurs. 

Enfin, 28 % des entreprises interrogées indiquent utiliser déjà des algorithmes de machine learning et 31 % des assistants intelligents ou des chatbots, tandis que 30 % ont recours à des robots logiciels. 

 

Professionnels de l'IA : wanted

Pour ces projets, IDC et le Syntec Numérique révèlent que les entreprises les plus en avance sont 27 % à déclarer manquer de data scientist. 18 % estiment que les spécialistes de l'expérience et de l'interface utilisateur ne sont pas assez nombreux et 18 % font le même constat pour les analystes métiers ayant des compétences en IA. 

Ceci explique partiellement pourquoi seulement 21 % des entreprises les plus avancées comptent sur leurs équipes internes pour développer des solutions spécifiques, quand les autres feront appel d'une façon ou d'une autre à des professionnels, des prestataires. 

 

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